Encore essoufflée du match de la veille face à la tenante du titre Serena Williams, Marion Bartoli a finalement cédé face à la star montante du tennis allemand, Sabine Lisicki, beaucoup plus en jambes que son homologue française.Suzanne Plunkett/Reuters
Ancienne n° 22 mondiale, Lisicki ne partira pas battue grâce notamment à son énorme service. Mais l’expérience sera du côté de Sharapova qui est la seule joueuse encore en lice à avoir disputé une finale du grand chelem.
Demain, Bartoli sera déjà de retour chez elle en Suisse pour goûter à dix jours de repos bien mérités après un mois et demi de folie sur lequel l’Auvergnate de 26 ans peut bâtir pour donner un nouveau relief à sa carrière.
Successivement finaliste à Strasbourg, demi-finaliste à Roland-Garros, titrée à Eastbourne et quart de finaliste à Wimbledon, la n° 1 française a été sur tous les fronts depuis sept semaines en jouant le meilleur tennis de sa vie.
Entre le 17 mai et le 28 juin, la n° 9 mondiale a disputé la bagatelle de vingt et un matches pour dix-huit victoires et seulement trois défaites, affichant un niveau de jeu qui a fait dire lundi à Serena Williams, sa dernière victime, qu’elle méritait « une place dans le top 5 mondial au moins ».
Hier, Bartoli a fini par payer tous les efforts, alors qu’elle venait une nouvelle fois de repousser avec bravoure l’échéance en sauvant trois balles de match sur le service de son adversaire à 5-4 au deuxième set.
« Quand j’ai pris ce deuxième set, je pensais vraiment que j’allais prendre le match, a-t-elle raconté. Et puis la fatigue m’a rattrapée. Toute l’énergie que j’avais mis depuis un mois a fait que je n’en pouvais plus. C’est arrivé d’un coup. Il n’y avait plus rien, plus d’essence dans le moteur. »
À Wimbledon, Bartoli avait passé plus de trois heures de plus sur le court que Lisicki lors des matches précédents, devant déjà défendre trois balles de match lors de son deuxième tour avant de renverser une situation très compromise devant Flavia Pennetta au troisième tour.
« Je n’ai pas de regrets, car il n’y avait rien à faire, a-t-elle dit. Je ne pouvais plus bouger. Si je n’avais pas eu cet énorme coup d’arrêt physique, j’aurais pu remporter ce match. Mais je ne pouvais pas donner plus. »
Malgré la défaite et même si son parcours à Wimbledon ne changera rien dans l’immédiat à son classement, Bartoli va quitter Londres confrontée dans ses certitudes. Et les perspectives qui s’ouvrent à elle sont prometteuses. Amincie, tonique et plus que jamais ancrée dans son « projet familial aux côtés de son père et entraîneur Walter, la n° 1 française veut continuer à faire mal dans les mois à venir et semble bien partie pour.
Son prochain objectif sera l’US Open qu’elle va aborder avec une philosophie différente. « Ces dernières années je jouais tous les tournois sur dur et j’arrivais cramée à l’US Open. Cette fois je vais alléger ma préparation en disputant trois tournois au maximum. J’ai gagné là-bas en juniors et le dur est une surface qui me convient bien », rappelle l’Auvergnate, qui s’est découvert de nouvelles ambitions lors de ses folles dernières semaines.
Mais d’abord place aux vacances car Bartoli a « vraiment, vraiment besoin de recharger » ses batteries, pour mieux rebondir par la suite.
Les résultats
Résultats des matches de la 9e journée du tournoi de Wimbledon, disputés hier :
Simple dames (quarts de finale) :
Maria Sharapova (Rus/n° 5) bat Dominika Cibulkova (Slo/n° 24) 6-1, 6-1
Sabine Lisicki (All) bat Marion Bartoli (Fra/n° 9) 6-4, 6-7 (4/7), 6-1
Petra Kvitova (Tch/n° 8) bat Tsvetana Pironkova (Bul/n° 32) 6-3, 6-7 (5/7), 6-2.
Le dernier quart de finale dames interrompu par la pluie
Le dernier quart de finale dames entre l’Autrichienne Tamira Paszek et la Biélorusse Victoria Azarenka a été interrompu par la pluie hier vers 20h10, heure locale, à Wimbledon après seulement un seul jeu joué.

