"Les discussions se poursuivent. Il y a la volonté ferme de trouver une solution entre les deux pays, pour laisser cette affaire derrière eux", a déclaré Özdem Sanberk, le représentant turc à la commission d'enquête de l'ONU sur l'assaut israélien contre le ferry turc Mavi Marmara, le 31 mai 2010, qui avait fait neuf morts parmi les passagers turcs.
"Les deux parties déploient des efforts authentiques", a souligné M. Sanberk.
Mais, a-t-il ajouté, il est impossible de dire où en sont les discussions sur les deux exigences de la Turquie: des compensations pour les familles des victimes et des excuses d'Israël pour ce raid sur le ferry turc, navire amiral d'une flottille internationale qui faisait route vers Gaza, sous blocus israélien, pour y apporter de l'aide humanitaire.
Après ce raid meurtrier dans les eaux internationales, la Turquie avait rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv et assuré que les relations bilatérales, jadis excellentes, ne seraient "plus jamais les mêmes".
De récents gestes mutuels de bonne volonté ont donné à penser qu'une amélioration des relations bilatérales est proche.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a envoyé à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan un message pour le féliciter de la victoire de son parti aux législatives du 12 juin.
Et l'annonce par une association islamiste turque qu'elle n'enverra pas le Mavi Marmara rejoindre une seconde flottille internationale vers Gaza a été interprétée par Israël comme une décision inspirée par les autorités turques.
"Je crois que nous avions perdu confiance entre nous au cours des dernières années. Maintenant, nous avons besoin d'arrêter ce jeu des reproches réciproques sur les raisons de cette perte de confiance", a déclaré vendredi Danny Ayalon, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères au journal turc Daily News.
"L'annulation du départ du Mavi Marmara est l'occasion pour nous de renforcer nos liens. Nous devrions nous réunir et aborder tous les sujets", avait ajouté M. Ayalon, lui qui l'an dernier avait humilié l'ambasadeur turc à Tel-Aviv. Il avait convoqué le diplomate, l'avait contraint à s'asseoir sur un canapé très bas et avait convié la presse pour immortaliser la scène.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine