Et si des membres du bloc parlementaire du Futur confirment pour leur part que l’ancien Premier ministre est en dehors du pays depuis qu’il a reçu « des menaces sérieuses », en revanche, ils rejettent catégoriquement les rumeurs selon lesquelles il ne rentrerait qu’une fois « le régime syrien tombé », qualifiant ces rumeurs de « vaines » et de « vides de sens ».
Le député Mohammad Hajjar déclare ainsi que Saad Hariri « suit de très près » les développements sur la scène locale, et son collègue Jamal Jarrah assure qu’il n’envisage pas « de rentrer de sitôt » au Liban. Le député Jarrah juge non sans ironie qu’il serait dans l’intérêt de Saad Hariri de rester loin du Liban, à cause du nombre « de fous et de criminels que le pays compte », ajoute-t-il.
La réponse du CPL ne s’est pas fait attendre, par la bouche de Nabil Nicolas, qui a appelé à ce qu’on prenne les devants, tant que les responsables de cette tentative d’assassinat « sont connus », d’après les rapports qui auraient révélé leur plan. Il s’est demandé pourquoi on ne convoquait pas ces « suspects » pour les interroger, et pour enquêter auprès d’eux.
Le TSL, « une protection » nécessaire
Le député Mohammad Hajjar s’est également exprimé sur la question du Tribunal spécial pour le Liban à l’antenne de la New TV, estimant que celui-ci « dépasse » le cadre du Liban, et que le fait de le remettre en question équivaut à dire à la communauté internationale que le Liban est un pays « incapable » d’honorer ses engagements.
Il a insisté sur le fait que le TSL représente « une protection » pour les Libanais en général, et en particulier pour tous ceux d’entre eux qui auraient des avis « différents », afin qu’ils ne soient pas « physiquement éliminés », surtout depuis « le coup d’État » qui a vu l’avènement de la nouvelle majorité.
« Nous serons vigilants, et saurons contrer le gouvernement par tous les moyens démocratiques », assure enfin Mohammad Hajjar, dont les propos sont confirmés par son collègue Jamal Jarrah.
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