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Liban

Hariri transmet un message à Raï

Le conseiller politique de Saad Hariri, Daoud Sayegh, a remis hier au patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, une lettre de la part de Saad Hariri dans laquelle ce dernier évoque la situation locale et régionale, dans toute sa gravité, ainsi que les raisons qui le retiennent loin du pays et qui alimentent les déclarations des responsables politiques libanais, ainsi que beaucoup de supputations et des racontars de toute sorte.
Et si des membres du bloc parlementaire du Futur confirment pour leur part que l’ancien Premier ministre est en dehors du pays depuis qu’il a reçu « des menaces sérieuses », en revanche, ils rejettent catégoriquement les rumeurs selon lesquelles il ne rentrerait qu’une fois « le régime syrien tombé », qualifiant ces rumeurs de « vaines » et de « vides de sens ».
Le député Mohammad Hajjar déclare ainsi que Saad Hariri « suit de très près » les développements sur la scène locale, et son collègue Jamal Jarrah assure qu’il n’envisage pas « de rentrer de sitôt » au Liban. Le député Jarrah juge non sans ironie qu’il serait dans l’intérêt de Saad Hariri de rester loin du Liban, à cause du nombre « de fous et de criminels que le pays compte », ajoute-t-il.
La réponse du CPL ne s’est pas fait attendre, par la bouche de Nabil Nicolas, qui a appelé à ce qu’on prenne les devants, tant que les responsables de cette tentative d’assassinat « sont connus », d’après les rapports qui auraient révélé leur plan. Il s’est demandé pourquoi on ne convoquait pas ces « suspects » pour les interroger, et pour enquêter auprès d’eux.

Le TSL, « une protection » nécessaire
Le député Mohammad Hajjar s’est également exprimé sur la question du Tribunal spécial pour le Liban à l’antenne de la New TV, estimant que celui-ci « dépasse » le cadre du Liban, et que le fait de le remettre en question équivaut à dire à la communauté internationale que le Liban est un pays « incapable » d’honorer ses engagements.
Il a insisté sur le fait que le TSL représente « une protection » pour les Libanais en général, et en particulier pour tous ceux d’entre eux qui auraient des avis « différents », afin qu’ils ne soient pas « physiquement éliminés », surtout depuis « le coup d’État » qui a vu l’avènement de la nouvelle majorité.
« Nous serons vigilants, et saurons contrer le gouvernement par tous les moyens démocratiques », assure enfin Mohammad Hajjar, dont les propos sont confirmés par son collègue Jamal Jarrah.
Le conseiller politique de Saad Hariri, Daoud Sayegh, a remis hier au patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, une lettre de la part de Saad Hariri dans laquelle ce dernier évoque la situation locale et régionale, dans toute sa gravité, ainsi que les raisons qui le retiennent loin du pays et qui alimentent les déclarations des responsables politiques libanais, ainsi que beaucoup de supputations et des racontars de toute sorte.Et si des membres du bloc parlementaire du Futur confirment pour leur part que l’ancien Premier ministre est en dehors du pays depuis qu’il a reçu « des menaces sérieuses », en revanche, ils rejettent catégoriquement les rumeurs selon lesquelles il ne rentrerait qu’une fois « le régime syrien tombé », qualifiant ces rumeurs de « vaines » et de « vides de sens ».Le député Mohammad...
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