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Liban

Oum el-Nour, un accompagnement solide des victimes de la drogue

Oum el-Nour, comme plusieurs autres associations, offre au toxicomane le suivi dont il a besoin au quotidien pour l’aider à retrouver une vie normale.
SIDC, Skoun, AJEM, Bonheur du ciel, Cénacle de la lumière, Horizon, Oum el-Nour, autant d’organisations sociales qui luttent contre la toxicomanie au Liban et offrent aux victimes des stupéfiants la possibilité de se faire traiter. Suivre une thérapie n’est pas une mince affaire. Comment s’y décide-t-on ? « Il est toujours très délicat pour “un malade” de parler de sa maladie. Parfois c’est un secret, un tabou, enfoui soigneusement. Alors qu’en parler, accepter d’être aidé et soigné, c’est déjà être sur le chemin de la guérison », déclare Danielle Karam, directrice générale du centre de réhabilitation de Oum el-Nour.
Et d’ajouter : « Pour y être accueilli, le drogué en âge adulte (18 ans minimum) doit faire face à une réelle prise de conscience, être motivé et convaincu de rompre avec la drogue. Disposant de quatre centres – dont l’un est pour les femmes – subventionnés par les ministères de la Santé publique et des Affaires sociales, l’accès y est gratuit. Les pensionnaires sont nécessairement des dépendants sévères, à trajectoire évolutive, ou des victimes de rechutes qu’on reprend encore. Le nombre des toxicomanes est en croissance. Si le gouvernement libanais se préoccupe de la répression, il n’en reste pas moins que les moyens de réhabilitation sont malheureusement limités. Nous ne disposons que de 60 lits pour hommes et une trentaine pour femmes. Les requêtes des familles se font de plus en plus nombreuses et la demande dépasse nos moyens. »
En quoi consiste le traitement ? « Suite à un sevrage à l’hôpital qui dure près de 15 jours, le malade intègre le centre de réhabilitation. Là, il coupe tout contact avec ses parents, durant la période de recouvrement de trois mois. Grâce aux dévouements des assistantes sociales, des éducateurs et psychologues, les drogués, bien soutenus dans leur cheminement vers un avenir meilleur, reprennent goût à la vie. Ils entament une thérapie psychologique de 18 mois dans un milieu de “communaut” où, initiés à la responsabilité et à l’apprentissage professionnel, les dépendants sont préparés à la réinsertion sociale fondée sur une grande dose de soutiens et de suivis affectifs », souligne Mme Karam.
C’est cet accompagnement solide sur la longue route, menant d’une désagrégation intérieure à une véritable reconstruction, qui portera «l’ancien» dépendant plein d’espoir à avancer sur le long chemin de la vie, sans un regard en arrière.
Peut-être cette enquête parviendra-t-elle à prévenir certaines personnes de ce qui peut se passer parfois très vite, trop vite. La toxicomanie n’est certainement pas un phénomène importé, mais un phénomène né de notre société. Force est de constater que l’opinion publique est insuffisamment informée de la véritable ampleur du problème. Nombreux sont ceux qui croient à une « vague » qui aurait atteint son point culminant et ne devrait pas tarder à retomber. La réalité est toute autre. Notre société produit de plus en plus de marginaux volontaires, et nos enfants se jettent de plus en plus dans les bras de la drogue. Ce symptôme frappant serait-il le résultat d’une omniprésence de la drogue sur le marché libanais, facilement accessible aux jeunes, ou est-ce le fruit d’une déception, parce que nous, les adultes, n’avons pas su donner à la jeune génération l’image d’une communauté humaine où ils auraient leur place ; et un monde réel où ils trouveraient compréhension, sécurité et chaleur ?
SIDC, Skoun, AJEM, Bonheur du ciel, Cénacle de la lumière, Horizon, Oum el-Nour, autant d’organisations sociales qui luttent contre la toxicomanie au Liban et offrent aux victimes des stupéfiants la possibilité de se faire traiter. Suivre une thérapie n’est pas une mince affaire. Comment s’y décide-t-on ? « Il est toujours très délicat pour “un malade” de parler de sa maladie. Parfois c’est un secret, un tabou, enfoui soigneusement. Alors qu’en parler, accepter d’être aidé et soigné, c’est déjà être sur le chemin de la guérison », déclare Danielle Karam, directrice générale du centre de réhabilitation de Oum el-Nour. Et d’ajouter : « Pour y être accueilli, le drogué en âge adulte (18 ans minimum) doit faire face à une réelle prise de conscience, être motivé et convaincu de rompre avec...
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