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Liban - Partis

Nasrallah : La CIA a enrôlé deux espions au sein du Hezbollah...

Pour le secrétaire général du parti chiite, la formation du gouvernement Mikati a été « purement » libanaise.
Cette fois, il n’y a ni cérémonie ni occasion particulière, rien qu’une volonté du secrétaire général du Hezbollah de s’adresser aux Libanais à une étape cruciale. Pour la première fois, Hassan Nasrallah a reconnu l’existence de trois espions au sein du Hezbollah, deux pour le compte de la CIA et un troisième encore sous enquête. Mais, selon lui, il n’y a pas d’espion pour le compte d’Israël, et c’est parce que celui-ci a échoué dans ses tentatives d’enrôler des agents au sein du Hezbollah qu’il a eu recours à la CIA et à des services européens ou arabes.
Hassan Nasrallah a développé quatre sujets principaux : le gouvernement Mikati et les accusations portées contre lui d’être celui du Hezbollah et de la Syrie, les rumeurs sur l’existence d’un réseau d’espions au sein du Hezbollah, les dernières manœuvres israéliennes et la situation arabe, particulièrement en Syrie.
Au sujet du gouvernement, il a commencé par affirmer que sa formation a été une opération purement libanaise. Selon lui, il n’y a eu aucune intervention étrangère pour aider à la naissance du cabinet. « Les seules interventions étrangères ont eu lieu pour tenter d’entraver sa formation. Le retard dans la formation du gouvernement est donc en partie dû aux divergences internes, et dans une autre partie dû aux pressions internationales ». Hassan Nasrallah a précisé que « lorsqu’il y a un retard, on accuse la Syrie et l’Iran, et lorsque le gouvernement est formé, on accuse aussi la Syrie et l’Iran ». Selon lui, ceux qui adoptent cette attitude « agissent par rancœur et commettent une injustice ; la Syrie et l’Iran ont été heureux de la formation du gouvernement, mais ils n’y ont pas contribué ». Le secrétaire général du Hezbollah a aussi précisé que la naissance du gouvernement Mikati a constitué un « échec pour le 14 Mars », qui misait sur l’incapacité de Nagib Mikati à former un gouvernement et par conséquent sur sa démission inéluctable.
Revenant sur l’accusation portée au gouvernement d’être celui du Hezbollah, Hassan Nasrallah a déclaré que ce serait « un honneur » pour lui, mais qu’il s’agit d’une amplification de la réalité. « Tout comme on surestime sa force militaire, on surestime aussi son poids politique. En réalité, le Hezbollah n’est pas le plus influent au sein de ce gouvernement, qui n’est pas monochrome, comme on le dit, mais formé de plusieurs composantes désireuses de travailler en équipe. » Toutefois, selon lui, dire que le gouvernement est celui du Hezbollah « vise essentiellement à provoquer des susceptibilités confessionnelles, en laissant entendre que le parti chiite contrôle le gouvernement. L’affirmation vise à aussi pousser la communauté internationale à réagir. Mais ceux qui ont recours à ce procédé font du tort à tout le Liban, non au Hezbollah qui est d’ailleurs le moins touché. En effet, lorsque la communauté internationale prend des mesures de rétorsion contre le Liban, ce n’est pas le Hezbollah qui possède des intérêts, des biens et des fonds à l’étranger, tout comme il ne possède pas de banques, ni d’argent dans les banques ni des projets d’investissements au Liban ».
Hassan Nasrallah a encore rappelé que l’opposition avait donné un an au gouvernement Hariri, alors que l’opposition actuelle « refuse de donner une seule semaine » au gouvernement Mikati. Il a toutefois affirmé que l’utilisation de l’incitation confessionnelle et celle de l’incitation de l’étranger contre le gouvernement échoueront, comme elles l’ont déjà fait par le passé. Il a aussi déploré les paris de l’opposition sur l’étranger, en 2006, avec le TSL, et désormais sur les développements régionaux.
Concernant la déclaration ministérielle, il a précisé qu’il n’y avait pas de conflit majeur. Il a en même temps conseillé à la majorité de ne pas se laisser entraîner dans des polémiques comme le souhaite l’opposition, et a conclu ce passage en rendant hommage au président de la Chambre et au président de la République.
Sur le second sujet, Hassan Nasrallah a rappelé qu’il avait affirmé l’an dernier qu’il n’y avait pas de cellule infiltrée par Israël au sein du Hezbollah. Il a réitéré son affirmation, précisant toutefois que trois cas d’espionnage ont été découverts : deux personnes ont été enrôlées par la CIA, et l’enquête se poursuit au sujet de la troisième pour voir si elle a été approchée par la CIA, un service européen ou les services égyptiens. Il a démenti les rumeurs colportées par certains médias arabes au sujet de l’existence d’une centaine d’agents au sein du Hezbollah, tout comme il a précisé que ces trois personnes « n’occupent pas de postes importants et ne font pas partie du cercle proche du secrétaire général ». « Aucune d’elles n’est un homme de religion comme cela avait été dit, elles n’ont aucun lien avec l’assassinat de Imad Moghnié, ni avec le TSL, et elles travaillent séparément », a-t-il précisé. Il a toutefois estimé que la découverte de la duplicité de ces trois personnes constitue une grande réussite pour le service de contre-espionnage du parti. « Elle confirme le fait qu’Israël a échoué dans ses tentatives d’infiltration du Hezbollah, alors que le siège de l’ambassade américaine à Aoukar est bel et bien un nid d’espions. » Selon lui, la résistance « est donc prise pour cible par les services étrangers et arabes, mais il ne faut pas tomber dans le piège de la guerre psychologique. Aucune information sensible pour la résistance n’a été divulguée, car ces trois personnes n’en avaient pas ».
Au sujet des nouvelles manœuvres israéliennes, Hassan Nasrallah y voit la reconnaissance par l’État hébreu du fait que toute nouvelle guerre « aura lieu aussi en Palestine occupée et mettra en danger les institutions étatiques, les communications, etc. ».
« Israël reconnaît aussi qu’il ne peut plus mener des
guerres-éclair comme il le faisait par le passé, et il doit désormais réfléchir à cent fois avant d’en déclencher une. Mais ces manœuvres montrent aussi qu’Israël prépare toujours un projet de guerre car c’est dans sa nature agressive et hégémonique, même s’il se présente comme une victime », a-t-il déclaré.
Enfin, selon Hassan Nasrallah, Israël fait état de quatre menaces : l’Iran, la Syrie, la résistance au Liban et celle de Gaza.
Ce qui lui permet de rappeler que de tous les régimes arabes et musulmans, seule la Syrie est considérée comme une menace pour Israël. Par conséquent, s’en prendre au régime syrien c’est, à ses yeux, faire un cadeau gratuit à Israël et aux États-Unis. Selon lui, quelles que soient les concessions faites par le régime, elles seront jugées insuffisantes car le but est de le renverser. Il a relevé au passage le fait qu’à Bahreïn, c’est le contraire qui se passe, « le régime exerce la pire répression sur une opposition pacifique dans le silence de la communauté internationale et des pays arabes ». C’est pourquoi il a invité le « peuple syrien nationaliste et arabe à saisir la main tendue par le président Bachar el-Assad, affimant que le Hezbollah a sur ce sujet une approche stratégique ».
Cette fois, il n’y a ni cérémonie ni occasion particulière, rien qu’une volonté du secrétaire général du Hezbollah de s’adresser aux Libanais à une étape cruciale. Pour la première fois, Hassan Nasrallah a reconnu l’existence de trois espions au sein du Hezbollah, deux pour le compte de la CIA et un troisième encore sous enquête. Mais, selon lui, il n’y a pas d’espion pour le compte d’Israël, et c’est parce que celui-ci a échoué dans ses tentatives d’enrôler des agents au sein du Hezbollah qu’il a eu recours à la CIA et à des services européens ou arabes.Hassan Nasrallah a développé quatre sujets principaux : le gouvernement Mikati et les accusations portées contre lui d’être celui du Hezbollah et de la Syrie, les rumeurs sur l’existence d’un réseau d’espions au sein du Hezbollah, les...
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