Le sommet tripartite, avec la participation du président Mahmoud Ahmadinejad, intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé le retrait de 33.000 de leurs effectifs sur un total de 99.000, d'ici la fin de l'été 2012. Cette annonce a été suivie par celle du retrait de plusieurs centaines de soldats français d'Afghanistan.
Le Royaume-Uni et l'Allemagne, les deux principaux contingents après celui des Etats-Unis, ont déjà annoncé leur intention de les réduire avant la fin de l'année.
L'Iran s'est toujours déclaré hostile à la présence des troupes de l'Otan en Afghanistan, arguant qu'elle renforçait les groupes terroristes, notamment les Talibans et Al-Qaïda.
Téhéran est lui-même victime d'actions armées menées à sa frontière avec le Pakistan et l'Afghanistan par le groupe sunnite extrémiste Joundallah, placé par les Etats-Unis sur la liste des groupes terroristes.
Après le sommet tripartite, les président afghan et pakistanais vont participer samedi à une conférence internationale de lutte contre le terrorisme. Elle doit également accueillir les présidents soudanais Omar el-Béchir, le président irakien Jalal Talabani et le président tadjik Emomali Rahmon, selon les média iraniens.
D'autres pays participent également à cette conférence mais à un niveau subalterne.
M. Béchir est sous le coup de deux mandats d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide dans la région du Darfour (ouest du Soudan), théâtre d'un violent conflit pendant huit ans.
L'Iran, sur la liste américaine des Etats finançant le terrorisme, accuse régulièrement les Etats-Unis et Israël, bêtes noires de Téhéran, de fomenter des attaques terroristes sur son territoire, soulignant que de nombreux dignitaires, notamment un président et un Premier ministre, avaient été victimes "d'actes de terrorisme" au début des années 1980.


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