Ces propos du député Mohammad Kabbani (courant du Futur) résument bien la réaction des forces du 14 Mars à la suite des propos tenus mardi par le chef du CPL, le député Michel Aoun, à l’issue de la réunion de son bloc, à Rabieh.
Pour le député Ahmad Fatfat, les propos du général Aoun sont une preuve de « l’arbitraire dont se gouvernement va se parer dans ses actes ». « Il existe une intention de la part du camp adverse de pratiquer ce genre de politique, mais nous allons y faire face », a-t-il indiqué. « Il y a toujours de la provocation chez le général Aoun. Mais ce n’est pas lui qui est capable d’emprisonner les gens. Il n’a pas le poids politique suffisant pour le faire. S’il dit cela actuellement, c’est grâce au pouvoir des tee-shirts noirs », a-t-il dit, en allusion au Hezbollah. Opinion partagée par le député Atef Majdalani, qui a affirmé « refuser de s’abaisser au niveau de Aoun ». « Ce genre de mentalité vindicative et arbitraire mènera le pays au chaos », a-t-il dit, comparant la campagne initiée actuellement contre Saad Hariri à celle qui avait précédé et conduit, en 2004-2005, à l’assassinat de Rafic Hariri. « Cette mentalité annihilatrice ne reculera devant rien et fera tout pour éliminer l’opposition, usant de procédés politiques comme de la violence, et peut-être même des assassinats politiques comme entre 2005 et 2008 », a souligné M. Majdalani.
Pour le député Jamal Jarrah, Michel Aoun et son « réservoir de haine » ont « une longue histoire de guerres internes et de malheurs qui se sont abattus, à cause d’eux, sur le Liban ». Cependant, a-t-il dit, ces propos et les menaces contre des directeurs généraux dénotent « un début évident de fuite en avant des questions importantes sur le plan national, telles que les résolutions internationales et le tribunal international ».
Le mot de la fin au chef du Courant du changement, Élie Mahfoud, qui a invité le 14 Mars à « ignorer » Michel Aoun, et à ne plus lui donner « le plaisir d’entrer dans son jeu de provocation à travers lequel il vise à se positionner en victime et en opprimé », en se gardant toutefois le droit de le traîner en justice à chaque fois que cela s’avère nécessaire. Selon lui, sans se laisser distraire par le chef du CPL, la nouvelle opposition devrait se concentrer « sur le parrain principal de l’anomalie constituée par le phénomène Aoun, en l’occurrence le régime syrien et ses employés compétents du Hezbollah ».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef