Dans un communiqué, l'Autorité des affaires de l'Information, une instance gouvernementale, écrit que le verdict rendu mercredi par un tribunal spécial dans le procès de 21 opposants, accusés de complot contre la monarchie, "envoie le message que l'ordre sera préservé".
Ce verdict "rassure la majorité de la population de Bahreïn que leur sécurité ne sera plus compromise par la violence ou les tentatives de renverser le régime", a ajouté l'Autorité, indiquant que les personnes condamnées n'étaient pas représentatives de la population, laquelle croit que le moyen d'avancer passe par le dialogue et les moyens pacifiques".
Outre les huit opposants condamnés à la perpétuité, 13 autres ont écopé de peines allant de deux à 15 ans de prison.
Les membres du groupe, dont sept en fuite, étaient jugés sous l'accusation de complot contre la monarchie pendant la contestation de mi-février/mi-mars, animée par des chiites, majoritaires à Bahreïn dirigé par une dynastie sunnite.
"Le gouvernement espère que le prochain dialogue national sera l'occasion d'unifier une nouvelle fois le pays et débouchera sur un large consensus pour de nouveaux progrès dans (le processus) de réformes", qui avait permis de rétablir le Parlement à Bahreïn en 2001, selon le communiqué.
Un responsable du principal mouvement de l'opposition chiite Al-Wefaq, Khalil al-Marzouk, avait averti mercredi que le verdict rendu "ne s'accomode pas avec un processus de dialogue", prévu pour démarrer début juillet.
Les Etats-Unis se sont dits mercredi "préoccupés par la sévérité" des peines prononcées et espéré que Bahreïn, où est basée leur Ve Flotte, "crée les conditions d'un dialogue crédible" rassemblant tous les acteurs bahreïnis.


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