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Économie - Dette

Grèce : renforcé au Parlement, le gouvernement boucle son plan de rigueur

Renforcé par un vote de confiance, le gouvernement socialiste grec a bouclé hier, plus tôt que prévu, les modalités de la nouvelle cure d’austérité réclamée par l’Union européenne (UE) pour continuer à protéger le pays de la banqueroute.

Le Premier ministre grec Georges Papandréou.

Hier en fin d’après-midi, a débuté un Conseil des ministres devant avaliser la « loi d’application » qui détaille les mesures du nouveau programme économique pluriannuel, en vue d’un vote avant le 30 juin, comme exigé par la zone euro, a indiqué le gouvernement.
Le texte a, selon le ministère des Finances, reçu l’aval des bailleurs de fonds du pays, UE et Fonds monétaire international, et son volet fiscal, prévoyant une hausse des impôts directs et indirects, a été remanié jusqu’au dernier moment. Il devait au départ être voté début juillet.
Le Premier ministre Georges Papandréou a décidé d’accélérer la marche sous la pression de la zone euro et repris l’initiative via un remaniement et un vote de confiance mardi soir.
Devant les députés, il a mis en avant la nécessité de « continuer à faire face à la crise et aux déficits, éviter la faillite et garantir le maintien de la Grèce dans le noyau dur de l’euro ».
S’il a échoué à convaincre l’opposition, dont tous les députés présents ont voté la défiance, M. Papandréou a fait dans la nuit le plein des voix socialistes et écarté le risque d’un rejet de sa politique au Parlement.
L’Allemagne, la France comme la Commission européenne ont salué ce vote de confiance, le qualifiant d’« étape importante » et de « bonne nouvelle pour la Grèce et l’Union européenne ».
« Les députés se sont rendus sans conditions », ironisait au contraire mardi le quotidien de gauche Elefthérotypia.
« Le plan encore plus dur après le vote », déplorait le quotidien de droite Elefthéros Typos, aligné sur le refus de l’opposition conservatrice d’épauler le gouvernement, en dépit d’appels pressants et répétés au consensus tant de l’équipe au pouvoir que des créanciers.
Pour atteindre les objectifs du plan budgétaire, prévoyant d’ici à 2015 des économies de 28,4 milliards d’euros et des privatisations de 50 milliards, le texte détaille, selon le ministère des Finances, les coupes budgétaires prévues : réduction des retraites, des allocations sociales, de la masse salariale et du nombre d’emplois dans le secteur public.
Le texte précise également le calendrier et le mode de mise en œuvre des cessions prévues.
La loi crée un « nouveau fonds » chargé des privatisations, « sous contrôle international », a indiqué au Parlement le ministre des Finances, Evangélos Vénizélos. Les « observateurs » étrangers fourniront « le savoir-faire et veilleront à la transparence », a-t-il précisé.
Le ministre, un ténor socialiste propulsé à ce poste-clé la semaine dernière, a déployé devant le Parlement son talent rhétorique pour redonner du nerf aux Grecs, partagés entre colère et inquiétude face à la rudesse du traitement et les menaces continuant de peser sur la solvabilité du pays.
M. Vénizélos a pu aussi se prévaloir d’une possible aide à la relance de la part des partenaires, alors que la rigueur aggrave la récession et le chômage en Grèce. Ce coup de pouce passerait par le déblocage accéléré de fonds du cadre communautaire d’appui alloué au pays jusqu’en 2013. Il s’ajouterait à un nouveau plan de sauvetage, le premier prêt de 110 milliards d’euros accordé en mai 2010 par la zone euro et FMI n’ayant pas permis au pays de retrouver son autonomie financière.

(Source : AFP)
Hier en fin d’après-midi, a débuté un Conseil des ministres devant avaliser la « loi d’application » qui détaille les mesures du nouveau programme économique pluriannuel, en vue d’un vote avant le 30 juin, comme exigé par la zone euro, a indiqué le gouvernement.Le texte a, selon le ministère des Finances, reçu l’aval des bailleurs de fonds du pays, UE et Fonds monétaire international, et son volet fiscal, prévoyant une hausse des impôts directs et indirects, a été remanié jusqu’au dernier moment. Il devait au départ être voté début juillet.Le Premier ministre Georges Papandréou a décidé d’accélérer la marche sous la pression de la zone euro et repris l’initiative via un remaniement et un vote de confiance mardi soir.Devant les députés, il a mis en avant la nécessité de « continuer à faire...
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