Les forces de sécurité reprennent une favela proche du Maracana
L’opération appuyée par des militaires et des hélicoptères a eu lieu sans aucun coup de feu.
OLJ /
le 20 juin 2011 à 00h32
Au total, 750 hommes ont participé à cette opération qui a permis la reprise de la favela. Ricardo Moraes/Reuters
Les unités d’élite de la police, appuyées par des militaires et des hélicoptères, ont repris, hier matin à Rio, la favela de Mangueira occupée par les narcotrafiquants afin de pacifier avant le Mondial de football de 2014 cette région proche du stade Maracana. Au total, 750 hommes, dont plus de cent fusiliers marins et 160 policiers du redouté Bataillon d’opérations spéciales (BOPE), dans leur uniforme noir avec insigne de tête de mort, ont participé à cette opération, a déclaré un porte-parole de cette unité d’élite. L’opération a débuté peu après 06h00 heure locale, quand quatorze véhicules de transport de troupes blindés se sont lancés dans les rues escarpées de la favela, survolés par des hélicoptères de la police, pour ouvrir la voie aux soldats et policiers. Plus d’une heure et demie plus tard, deux blindés avaient atteint le point le plus haut de la favela sans un seul échange de tirs. La favela de Mangueira est le berceau de la plus ancienne et fameuse école de samba de Rio. « On a été réveillé à 6 heures par le survol des hélicoptères ! Tout était déjà tranquille. Ils feraient mieux de dépenser l’argent pour améliorer les hôpitaux », s’insurge Bete, 33 ans, aide-cuisinière et mère de cinq enfants. Donatan, son neveu de 7 ans, a eu peur. « Quand j’ai entendu tout ce bruit, j’ai eu les jambes qui tremblaient ; la maison tremblait aussi. J’ai cru que la police allait tirer », a-t-il-dit. La plupart des habitants refusent de parler par peur de représailles au cas où les trafiquants reviendraient. « Tout ça, c’est à cause du Mondial. Mais après, qui nous garantit que tout ne redeviendra pas comme avant, que les policiers ne partiront pas ? » s’interroge Vera, 54 ans, « née et élevée dans cette favela », dit-elle fièrement. Vinicius, 15 ans, se plaint déjà de la présence de la police. « C’est fini, le temps des sorties le soir. Il faudra rester chez nous », dit-il. Les habitants craignent souvent plus la police que les trafiquants qui imposent leur loi mais assurent la sécurité. Ils redoutent également que l’occupation policière déclenche d’éventuels affrontements avec des narcos. En fin de matinée, un drapeau brésilien et un autre de l’État de Rio ont été hissés par le BOPE sur le toit d’une citerne d’eau, point culminant de la favela, en signe de reconquête des lieux par l’État dans ces zones abandonnées depuis des années. La pacification de Mangueira fermera un « périmètre de sécurité » autour du Maracana. Plus d’un million de personnes vivent dans cette région. Les autorités ont annoncé à l’avance cette opération afin d’éviter des affrontements armés dont les habitants sont le plus souvent les victimes. Mais cela a permis aux trafiquants de fuir cette région où beaucoup s’étaient réfugiés après la reconquête spectaculaire en novembre dernier des favelas du Complexo do Alemao par 2 200 soldats et policiers, blindés et hélicoptères. (Source : AFP)
Les unités d’élite de la police, appuyées par des militaires et des hélicoptères, ont repris, hier matin à Rio, la favela de Mangueira occupée par les narcotrafiquants afin de pacifier avant le Mondial de football de 2014 cette région proche du stade Maracana. Au total, 750 hommes, dont plus de cent fusiliers marins et 160 policiers du redouté Bataillon d’opérations spéciales (BOPE), dans leur uniforme noir avec insigne de tête de mort, ont participé à cette opération, a déclaré un porte-parole de cette unité d’élite. L’opération a débuté peu après 06h00 heure locale, quand quatorze véhicules de transport de troupes blindés se sont lancés dans les rues escarpées de la favela, survolés par des hélicoptères de la police, pour ouvrir la voie aux soldats et policiers. Plus d’une heure et demie plus...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.