Plusieurs députés conservateurs influents ont appelé à lancer une procédure de destitution contre M. Salehi si le chef de la diplomatie ne revient pas sur cette nomination. Selon la Constitution, la signature de dix parlementaires suffit pour déclencher cette procédure, qui doit ensuite être approuvée par le bureau de la présidence du Majlis avant d’être soumise au vote des députés.
Cette nouvelle escarmouche entre le Parlement et l’exécutif intervient alors que le président Ahmadinejad et son entourage sont soumis depuis deux mois à une vaste offensive des conservateurs religieux qui leur reprochent de contester l’autorité du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Ces ultraconservateurs ainsi qu’une partie du clergé et des gardiens de la révolution (bras armé du régime) ont concentré leurs attaques sur M. Machaie et son entourage au sein duquel plusieurs arrestations sont intervenues sous divers motifs. M. Ahmadinejad a jusqu’à présent refusé de céder aux pressions et de se séparer de M. Machaie.
(Source : AFP)

