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Moyen Orient et Monde - Tunisie

Ben Ali conteste les accusations avant son procès

Discret depuis son exil forcé le 14 janvier en Arabie saoudite, le président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali a fait savoir par son entourage qu'il entendait contester les accusations qui pèsent contre lui lors de son procès qui s'ouvre lundi à Tunis.

Le président déchu Ben Ali et sa femme Leila le 11 octobre 2009, en pleine campagne présidentielle au stade Rades près de Tunis./

Selon un membre de son entourage, l'ex-président voit dans ce procès "l'illustration d'une justice des vainqueurs bâtie sur de fausses accusations".
Ce procès, aux yeux de Ben Ali, champion de l'ordre et de la sécurité, "n'a pour but que de détourner l'attention des Tunisiens des troubles qui agitent le pays", a affirmé à l'AFP un proche de l'ex-président s'exprimant sous couvert de l'anonymat.
Zine El Abidine Ben Ali s'est réfugié en Arabie saoudite après avoir fui la Tunisie le 14 janvier à l'issue d'une révolte sanglante d'un mois qui a été réprimée au prix de 300 morts.
Depuis, il s'est fait très discret probablement en raison des restrictions des autorités saoudiennes qui avaient bien souligné en l'accueillant qu'il ne serait autorisé à aucune activité politique.
Le 6 juin, M. Ben Ali avait toutefois qualifié ce procès de "mascarade", via son avocat français Jean-Yves Le Borgne. C'était la première fois qu'il refaisait surface publiquement, même indirectement, depuis sa fuite de Tunisie.
Les Saoudiens sont restés sourds aux appels des nouvelles autorités tunisiennes à extrader l'ancien président qui vit avec son épouse Leïla Trabelsi, sa fille Halima, 18 ans, et son fils Mohamed Zine El Abidine, 6 ans.
Les autorités saoudiennes ont une longue tradition d'accueil des présidents et dirigeants déchus et n'en ont extradé aucun. Le plus connu est l'ancien dictateur ougandais Idi Amine Dada, qui y est mort.
Devant le tribunal de première instance de Tunis, Zine el Abidine Ben Ali ne sera jugé par contumace que pour une petite partie des affaires instruites contre lui.
L'ancien président et son épouse sont poursuivis, ensemble, à la suite de la découverte de faramineuses sommes d'argent et de bijoux dans un palais à Sidi Bou Saïd, près de Tunis. M. Ben Ali l'est aussi, seul cette fois, pour de la drogue et des armes retrouvées dans le palais présidentiel de Carthage.
L'ex-président nie en bloc, selon le membre de son entourage, avoir eu connaissance de la présence de drogue au palais de Carthage.
Il affirme, selon la même source, que les armes et les bijoux trouvés dans un autre palais étaient des cadeaux de dirigeants étrangers à sa personne et à son épouse, et récuse d'avoir caché des sommes en liquide que les autorités tunisiennes disent avoir découvertes.
Pour lui, il ne s'agit que de "preuves fabriquées" pour le faire condamner, selon cette personne qui lui est proche.
L'ancien président espère que "justice lui soit rendue par ses concitoyens avec lesquels il a fait un chemin de 23 ans", toujours d'après cette source.
Par ailleurs, la justice militaire tunisienne a instruit 182 dossiers portant notamment sur des homicides commis pendant la révolution dans lesquels est impliqué l'ancien président, a indiqué un responsable tunisien.
Trois tribunaux militaires ont été chargés de l'examen de ces 182 affaires s'étant produites entre le 17 décembre date de l'immolation d'un jeune marchand de légumes, Mohamed Bouazizi, à Sidi Bouzid, et la fuite de M. Ben Ali le 14 janvier, a indiqué le directeur de la justice militaire, le lieutenant-colonel Marwane.

Selon un membre de son entourage, l'ex-président voit dans ce procès "l'illustration d'une justice des vainqueurs bâtie sur de fausses accusations".Ce procès, aux yeux de Ben Ali, champion de l'ordre et de la sécurité, "n'a pour but que de détourner l'attention des Tunisiens des troubles qui agitent le pays", a affirmé à l'AFP un proche de l'ex-président s'exprimant sous couvert de l'anonymat.Zine El Abidine Ben Ali s'est réfugié en Arabie saoudite après avoir fui la Tunisie le 14 janvier à l'issue d'une révolte sanglante d'un mois qui a été réprimée au prix de 300 morts.Depuis, il s'est fait très discret probablement en raison des restrictions des autorités saoudiennes qui avaient bien souligné en l'accueillant qu'il ne serait autorisé à aucune activité politique.Le 6 juin, M. Ben Ali avait toutefois qualifié...
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