"Iran, Achraf, azadi (liberté)", a scandé la foule, plusieurs dizaines de milliers de personnes selon les organisateurs, rassemblée dans un immense hall d'exposition à Villepinte, au nord de Paris, et venue de toute l'Europe, des Etats-Unis ou du Canada.
"L’ONU et les Etats-Unis sont responsables face à la protection et la sécurité des habitants d’Achraf", où une attaque de l'armée irakienne le 8 avril a fait "36 morts et plus de 300 blessés", a répété leur leader Myriam Radjavi, envers qui ses partisans vouent un culte sans limites.
La présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, dont les Moudjahidine sont la principale composante), principal mouvement d'opposition extérieur au régime de Téhéran, a réclamé que des observateurs de l’ONU s’installent à Achraf.
"Nous demandons aux Etats-Unis et à l’Union européenne uniquement d’assurer la protection de ces observateurs. C’est la demande la plus minime pour protéger la vie des Moudjahidine d’Achraf", a-t-elle dit.
Le camp d'Achraf, situé à 80 km au nord de Bagdad, abrite quelque 3.500 Moudjahidine du peuple. Ces opposants farouches au régime iranien ont été désarmés en 2003 par les forces américaines à la chute de Saddam Hussein. Les Etats-Unis ont transféré en 2009 le contrôle du camp aux forces irakiennes, dont les responsables entretiennent de très bonnes relations avec Téhéran.
A la tribune, animée par l'ancien membre du Congrès américain Patrick Kennedy, se sont succédé de nombreux élus locaux français, ainsi que des personnalités, comme l'ancien maire de New York.
Rudy Giuliani a réclamé que l'Organisation des Moudjahidine du peuple iranien soit retirée "immédiatement" de la liste noire des organisations terroristes aux Etats-Unis, comme cela a été fait par l'UE en 2009.
Un responsable américain a déclaré début mai que les Etats-Unis décideront dans moins de six mois s'ils retirent ou non les Moudjahidine du Peuple de leur liste.


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