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Combats en Birmanie: la presse officielle accuse les rebelles kachins

La presse officielle birmane a accusé samedi les rebelles de la minorité ethnique kachin d'être à l'origine des combats dans l'extrême nord du pays, assurant que l'armée n'avait fait que riposter pour protéger un projet hydroélectrique et ses employés chinois.
C'est la première fois que le pouvoir communique sur ces combats avec l'Armée indépendante kachin (KIA), qui ont éclaté il y a plus d'une semaine près de la frontière chinoise.
"Le seul objectif de (l'armée) en lançant des attaques contre la KIA est de protéger ses membres et un important projet hydroélectrique du pays, sans aucune intention d'agression ou d'oppression", a écrit le quotidien officiel New Light of Myanmar.
Il a précisé que l'armée n'avait fait que "contre-attaquer" après des menaces de la KIA contre les employés chinois et des attaques à l'arme lourde contre le projet destiné à fournir de l'électricité à la Chine.
Selon le journal, 215 Chinois ont dû depuis retourner dans leur pays.
En représailles, la KIA aurait détruit 25 ponts dans la région, a ajouté New Light of Myanmar.
Un responsable birman a précisé samedi sous couvert d'anonymat que les combats se poursuivaient, ajoutant que des civils avaient dû fuir la zone, sans en préciser le nombre.
Aucune information fiable et indépendante n'est disponible depuis cette région très isolée et les décomptes de réfugiés ou déplacés varient considérablement selon les sources.
Les rebelles accusent de leur côté l'armée birmane d'être à l'origine des affrontements et un de leur porte-parole a demandé la médiation de la Chine pour régler le conflit.
La KIA, qui compterait au moins quelques milliers de combattants, a jadis été l'une des plus puissantes rébellions de Birmanie. Elle contrôle des pans entiers du nord de l'Etat Kachin, malgré un cessez-le-feu avec la junte en 1994.
De nombreux groupes minoritaires, qui représentent un tiers des 50 millions d'habitants de la Birmanie, n'ont jamais pacifié leurs rapports avec le pouvoir central depuis l'indépendance en 1948. Depuis, une guerre civile oppose la capitale à certains de ces groupes, qui réclament plus de droits et d'autonomie.
Fin 2010, des analystes avaient indiqué craindre une offensive massive de l'armée birmane, accusée de vouloir mater les dernières rébellions une fois achevées ses réformes constitutionnelles post-électorales.
La presse officielle birmane a accusé samedi les rebelles de la minorité ethnique kachin d'être à l'origine des combats dans l'extrême nord du pays, assurant que l'armée n'avait fait que riposter pour protéger un projet hydroélectrique et ses employés chinois.C'est la première fois que le pouvoir communique sur ces combats avec l'Armée indépendante kachin (KIA), qui ont éclaté il y a plus d'une semaine près de la frontière chinoise."Le seul objectif de (l'armée) en lançant des attaques contre la KIA est de protéger ses membres et un important projet hydroélectrique du pays, sans aucune intention d'agression ou d'oppression", a écrit le quotidien officiel New Light of Myanmar.Il a précisé que l'armée n'avait fait que "contre-attaquer" après des menaces de la KIA contre les employés chinois et des attaques à...