"Nous continuons à maintenir un rythme d'opération élevé. Il est clair que l'Otan a les moyens pour maintenir la pression sur (le dirigeant libyen Mouammar) Kadhafi", a déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles la porte-parole de l'Alliance atlantique, Oana Lungescu.
"Nous savons que cela prend du temps", a-t-elle ajouté.
"Après la réunion de la semaine dernière des ministres (de la Défense de l'Otan), les alliés et leurs partenaires examinent comment fournir au mieux les moyens nécessaires pour accomplir cette mission. Et comme indiqué la semaine dernière, le secrétaire général (de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen) est confiant que l'alliance y parviendra", a souligné Mme Lungescu.
Cette déclaration intervient après la mise en garde vendredi du secrétaire américain à la Défense Robert Gates aux alliés occidentaux de l'Otan sur leur manque d'investissements militaires et de volonté politique.
Ces "lacunes" pourraient "compromettre" l'efficacité de la mission en Libye, avait averti M. Gates.
Onze semaines seulement après le début de l'opération, certains alliés commencent à manquer de munitions et "exigent, une fois de plus, que les Etats-Unis compensent la différence", avait-il déploré.
Mardi, le chef de la Royal Navy, l'amiral Mark Stanhope, a de son côté estimé que les priorités militaires en Libye de la Grande-Bretagne pourraient devoir être repensées si l'opération lancée par l'Otan durait plus de six mois.
"Si les opérations durent plus longtemps, bien sûr que la question des ressources deviendra critique", a aussi déclaré à Belgrade le commandant suprême allié pour la transformation de l'Otan, le général français Stéphane Abrial.


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