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Liban - La Situation

Le feuilleton gouvernemental pourrait toucher à sa fin... sauf rebondissement

Le feuilleton gouvernemental touche-t-il à sa fin ? On l’avait cru la semaine dernière. Mais un nouvel obstacle semble s’être mis en travers du chemin : celui de la nomination d’un « sixième sunnite », relevant de la nouvelle majorité.
Il semble, en effet, que le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, soit hostile à la nomination de Fayçal Omar Karamé comme ministre, estimant que trois ministres sunnites sur six originaires de Tripoli, c’est trop.
En outre, M. Mikati a des engagements envers son colistier, Ahmad Karamé, qui affirme que s’il faut choisir un troisième sunnite de Tripoli, la priorité lui revient.
La nouvelle majorité, pour sa part, insiste pour que Fayçal Karamé soit du nombre des ministrables, en affirmant que c’est là une « promesse » faite par le secrétaire général du Hezbollah à M. Omar Karamé, et qu’il ne peut se dédire.
Le président du Conseil désigné a beau affirmer que c’est à lui de choisir le sixième ministre sunnite, après avoir accordé à la nouvelle majorité tout ce qu’elle souhaite, le Hezbollah et le CPL ne l’entendent pas de cette oreille.
Pour sa part, Ahmad Karamé est péremptoire : « Avec la permission du Hezbollah, la nomination du sixième sunnite ne regarde que Nagib Mikati », a-t-il dit samedi.
Il n’était pas possible d’en savoir plus, hier, jour de relâche de la troupe qui anime le feuilleton gouvernemental. Les choses reprendront à partir d’aujourd’hui, avec une visite des « deux Khalil » à M. Mikati.

La composition
En ce qui concerne la composition du nouveau gouvernement, on affirmait hier, de source proche de M. Berry, que le chef du mouvement Amal va remplacer l’actuel ministre des Affaires étrangères, Ali Chami, par Wassim Mansouri. Ce dernier, précisent les sources citées, est un proche de l’une des deux épouses de M. Berry, Randa. Âgé de 41 ans, il est professeur à l’Université libanaise.
De leur côté, des sources de la communauté arménienne ont affirmé que les deux Arméniens qui feront partie du nouveau gouvernement sont Vrej Sabounjian, qui aura la responsabilité d’un portefeuille ministériel, et le général à la retraite Panos Manjian, auquel sera attribué un ministère d’État.
Alors qu’au sein de la majorité on affirmait toujours hier qu’il n’y a pas de raison pour que la formation du nouveau gouvernement traîne encore trop, dans les milieux du 14 Mars le scepticisme prédominait toujours. Dans ces milieux, en effet, on fait le lien entre le gouvernement et la situation en Syrie, et l’on ne voit pas pourquoi M. Mikati, un homme d’affaires modéré, s’alignerait sur Damas, à l’heure où la capitale syrienne se radicalise et résiste aux appels de la communauté internationale à entreprendre des réformes véritablement significatives.

L’échéance parlementaire
Quels que soient les possibles retards – et rebondissements – du processus de formation du nouveau gouvernement, contre lequel le nouveau patriarche maronite, Béchara Raï, ne manque pas une occasion de protester, il est une autre échéance importante qui marquera cette semaine politique qui s’ouvre : la convocation de la Chambre, mercredi, par Nabih Berry.
À l’ordre du jour de cette séance figurent 49 points et notamment une proposition de loi renouvelant le mandat du gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé.
On ignore si le scénario de la semaine dernière va se reproduire et si la séance pourra se tenir. Hostile à sa tenue, le 14 Mars a en effet provoqué la semaine dernière un défaut de quorum qui pourrait se reproduire cette semaine, si le chef de l’État et le Premier ministre désigné campent toujours sur leurs positions respectives et refusent que « le Parlement se substitue au gouvernement démissionnaire ».

Incidents frontaliers
Sur le terrain, deux faits saillants, tous deux en lien avec les événements en Syrie, pourraient marquer la semaine. Il y a d’abord les tirs syriens à la frontière, dont les balles s’écrasent parfois en territoire libanais. Le député Mouin Merhabi (Futur) a protesté hier contre la politique du vide suivie par l’armée libanaise, à la frontière nord, et a demandé un déploiement militaire en bonne et due forme afin d’éviter des incidents frontaliers toujours possibles et de rassurer une population syrienne hostile au régime de Damas, réfugiée au Liban.
Le second fait saillant est une mobilisation de la communauté druze contre l’enlèvement d’un opposant syrien, Chebli Ayssami (de confession druze), ancien membre fondateur du Baas. De toute évidence, les autorités syriennes sont soupçonnées par la communauté druze d’avoir fait enlever cet opposant, ce qui pourrait rejaillir sur les relations entre cette communauté et le régime syrien.
Le feuilleton gouvernemental touche-t-il à sa fin ? On l’avait cru la semaine dernière. Mais un nouvel obstacle semble s’être mis en travers du chemin : celui de la nomination d’un « sixième sunnite », relevant de la nouvelle majorité.Il semble, en effet, que le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, soit hostile à la nomination de Fayçal Omar Karamé comme ministre, estimant que trois ministres sunnites sur six originaires de Tripoli, c’est trop. En outre, M. Mikati a des engagements envers son colistier, Ahmad Karamé, qui affirme que s’il faut choisir un troisième sunnite de Tripoli, la priorité lui revient.La nouvelle majorité, pour sa part, insiste pour que Fayçal Karamé soit du nombre des ministrables, en affirmant que c’est là une « promesse » faite par le secrétaire général du Hezbollah à...
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