Demi-finale de rêve entre les deux Andy/Murray et Roddick
Ce samedi, les spectateurs du Queen’s ont su allier l’agréable, boire du champagne frais dans les tribunes, et l’agréable, voir un très beau match de tennis entre les deux Andy. Même rouillé, Roddick reste un sacré client sur gazon. Murray, malgré ses airs indolents, est capable d’y donner le meilleur de lui-même. Le Murray qui arrachait ses victoires et les tendons de ses chevilles à Paris a laissé la place à Londres à un Murray papillonnant comme une fée. Baguette magique incluse : « C’était un de ces jours. Je n’ai pratiquement rien raté. Tout ce que je touchais avec ma raquette rentrait. C’était un sentiment formidable. »
Vainqueur en 2009, Murray voit maintenant un autre serveur se placer sur son tremplin royal pour Wimbledon : Tsonga. C’est la septième fois qu’ils se rencontrent chez les pros, la troisième sur gazon après une victoire du Français à Nottingham en... 2004 ! Et un quart de finale bien géré par l’Écossais l’an dernier à Wimbledon.
« Il va falloir que je sois agressif, que j’écourte les échanges », insiste Tsonga quand on lui demande comment jouer contre Murray. Plus ça va être long, plus il va se régaler. Il adore jouer à la baballe sur l’herbe. On a pu le voir aujourd’hui contre Roddick, c’était tout simplement une leçon. « Jo Wilfried Tsonga a fait quelques fautes directes contre James Ward, il lui faudra être plus agressif et plus régulier », commentait Greg Rusedski. Tsonga en est conscient : « Roddick a essayé de faire trop de slices. Or à ce jeu-là, c’est lui le meilleur. Je vais certainement faire des fautes, mais le moins possible. Si je n’en fais pas trop, il peut souffrir. » Le Français n’est pas aussi précis que Murray, mais il pratique le tennis spontané qui lui va bien : « Sur gazon, j’ai toujours très, très bien servi. C’est une surface sur laquelle je joue très bien naturellement. Elle s’adapte très bien à mon jeu et à ma personnalité. » Voilà justement l’expression libre que recherchait JWT quand il s’est séparé de son entraîneur Eric Winogradsky en avril. À Wimbledon en 2010, il avait disputé deux jeux décisifs face au même Murray en quarts de finale avant de céder. Murray joue mieux cette saison, mais Tsonga est plus libéré.
NDLR : à savoir que la finale, initialement programmée pour aujourd’hui 14h00 heure de Beyrouth, a été reportée à 14h30.

