Au terme d’une course riche en rebondissements qui a dû être retardée à cause de pluies diluviennes puis stoppée en raison d’accidents à répétition, c’est le Britannique Button qui décroche la première place, après avoir doublé Vettel à 2 virages de la ligne d’arrivée. Reuters/Chris Wattie
« C’est exceptionnel. J’adore Montréal ! » a hurlé le pilote McLaren à la radio, avant de se jeter dans les bras de ses mécaniciens à peine sorti de sa monoplace. Une joie on ne peut plus normale, au terme d’un GP qui l’a vu plonger bien en deçà des points, pour revenir vainqueur.
Vettel, à l’inverse, peut maudire une météo fantasque, qui a perturbé jusqu’à l’horaire de la course.
Partie à l’heure prévue (13h00 locale, 17h00 GMT), l’épreuve a été neutralisée 45 minutes plus tard pour cause de déluge. L’interruption a duré plus de 2 heures, retardant considérablement l’arrivée des concurrents.
Les quatre autres neutralisations de la course, provoquées par autant d’accidents, ont aussi bien ralenti le rythme des débats. Tout comme elles ont permis aux concurrents de Vettel de revenir à chaque fois dans son sillage. Et à Button de finalement le dépasser.
Webber, frappé par une malchance tenace tout le week-end (panne de Kers, de volant, tête-à-queue au départ après une touche avec Hamilton), finit par monter sur le podium.
L’Allemand Michael Schumacher (Mercedes) a enfin réalisé la course qu’on attendait de lui. Sa 4e place, après avoir été un temps 2e, montre qu’il retrouve enfin son niveau, après plusieurs courses prometteuses.
Il devance le Russe Vitaly Petrov, 5e dans une Lotus Renault, en manque de performance, et le Brésilien Felipe Massa (Ferrari), qui a dérobé sur la ligne d’arrivée la 6e place au Japonais Kamui Kobayashi (Sauber, 7e).
L’Espagnol Jaime Alguersuari (Toro Rosso) est 8e, devant le Brésilien Rubens Barrichello (Williams, 9e) et le Suisse Sébastien Buemi (Toro Rosso, 10e).

