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Moyen Orient et Monde - Espace Schengen

Les Pays-Bas douchent les espoirs d’adhésion de Sofia et Bucarest

Le gouvernement néerlandais a douché hier les espoirs d'une intégration rapide de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen, en exigeant une période de probation d'au moins un an pour s'assurer de leur capacité à contrôler les frontières de l'espace sans passeport de l'UE. « Il est encore trop tôt pour prendre une décision (sur l'entrée de ces deux pays) et cela va sans doute prendre un peu de temps avant que nous soyons en mesure de le faire », a averti le ministre de l'Immigration Gerd Leers, au lendemain d'un vote du Parlement européen.
Or l'unanimité des 26 membres de l'espace Schengen est requise pour l'intégration de tout nouveau membre. Les réserves des Pays-Bas sont partagées par la France, l'Allemagne, la Suède, la Finlande et le Danemark. Elles concernent la capacité des deux candidats à lutter contre une corruption qui mine selon eux leur aptitude à lutter contre le crime organisé et à assurer un réel contrôle de leurs frontières contre l'immigration illégale et les trafics. Les deux candidats pâtissent d'un manque de confiance de leurs partenaires, dont beaucoup estiment qu'ils sont entrés trop tôt dans l'UE car pas assez préparés.
Les gouvernements de l'espace Schengen attendent un rapport que la Commission européenne doit publier en juillet 2011 sur l'état des réformes menées dans les deux pays en matière de justice et de lutte contre la corruption.
« Les gouvernements de l'UE ne veulent plus prendre les engagements des candidats pour argent comptant », a commenté un responsable de la Commission. La France a ainsi demandé la mise en place d'un « dispositif de suivi » pour l'intégration de la Croatie à l'UE, afin de s'assurer que ce pays continue à remplir les critères d'adhésion après le bouclage des pourparlers. Un suivi similaire est demandé pour l'intégration de la Bulgarie et de la Roumanie à Schengen. Il consisterait en une période de probation d'un an à compter de la publication du rapport de la Commission pour s'assurer que la capacité technique des deux candidats à remplir leurs obligations est devenue réalité sur le terrain.
(Source : AFP)
Le gouvernement néerlandais a douché hier les espoirs d'une intégration rapide de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen, en exigeant une période de probation d'au moins un an pour s'assurer de leur capacité à contrôler les frontières de l'espace sans passeport de l'UE. « Il est encore trop tôt pour prendre une décision (sur l'entrée de ces deux pays) et cela va sans doute prendre un peu de temps avant que nous soyons en mesure de le faire », a averti le ministre de l'Immigration Gerd Leers, au lendemain d'un vote du Parlement européen.Or l'unanimité des 26 membres de l'espace Schengen est requise pour l'intégration de tout nouveau membre. Les réserves des Pays-Bas sont partagées par la France, l'Allemagne, la Suède, la Finlande et le Danemark. Elles concernent la capacité des deux candidats à lutter contre une...
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