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Liban

Des Romains dans le Haut-Chouf ?

Les colonnes de granite à Bsir.

Au-delà de la réserve de biosphère, le Haut-Chouf pourrait être la mémoire d'un riche héritage historique.
Chargés par Walid Joumblatt d'établir l'inventaire général du patrimoine culturel public ou privé du Chouf, l'architecte-restaurateur Zaher Gossaïni et son équipe viennent de terminer la première phase de cette opération ambitieuse : dans le Haut-Chouf, 12 agglomérations s'étendant sur 10 746 hectares, ont été systématiquement explorées. Les résultats du recensement des bâtiments anciens ou monuments ont été consignés dans une base de données, comprenant la localisation de l'édifice ou de l'objet, la date de sa construction, ses maîtres d'œuvre, les matériaux et techniques utilisés, etc.
Cet inventaire, qui a été mis en forme selon des normes permettant une utilisation accessible et avantageuse pour tous, met en exergue une fois de plus la richesse de notre sol. Il révèle des tombes romaines creusées dans les rochers et portant des traces d'inscriptions, à Batmé, à Baadarane et à Maasser. Une tombe datant de la fin de la période mamelouke a été identifiée à Baadarane. Un pont mamelouk qui reliait autrefois Moukhtara à Aïn Kani et plusieurs autres ponts et pressoirs ottomans ont été répertoriés dans la zone. Les vestiges de quatre colonnes romaines en granit de quatre mètres de haut et d'un mètre de diamètre et une monnaie datant de 350 avant J-C ont été découverts dans un champ à Bisr. Zaher Gossaïni a dressé en tout une liste de 977 demeures anciennes et monuments dignes d'intérêt, notamment 23 ponts ottomans, mamelouks et romains, 66 tombes antiques et 18 moulins et pressoirs, constituant des indices archéologiques porteurs d'informations sur l'histoire de la région, qui pourrait remonter à plusieurs millénaires... Pourtant, dix de ces vestiges, seulement, sont répertoriés sur la liste de la Direction générales des antiquités !
Au-delà de la réserve de biosphère, le Haut-Chouf pourrait être la mémoire d'un riche héritage historique. Chargés par Walid Joumblatt d'établir l'inventaire général du patrimoine culturel public ou privé du Chouf, l'architecte-restaurateur Zaher Gossaïni et son équipe viennent de terminer la première phase de cette opération ambitieuse : dans le Haut-Chouf, 12 agglomérations s'étendant sur 10 746 hectares, ont été systématiquement explorées. Les résultats du recensement des bâtiments anciens ou monuments ont été consignés dans une base de données, comprenant la localisation de l'édifice ou de l'objet, la date de sa construction, ses maîtres d'œuvre, les matériaux et techniques utilisés, etc. Cet inventaire, qui a été mis en forme selon des normes permettant une utilisation accessible et avantageuse...
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