Rechercher
Rechercher

Économie - Liban - Conférence

L’entreprise familiale, conjuguée au féminin

La Ligue des femmes d'affaires libanaises a organisé une conférence dont la séance d'ouverture a eu lieu hier à l'AUB. Les tables rondes ont porté sur les stratégies de management et de succession, ainsi que sur le rôle des femmes dans les entreprises familiales.
La Ligue des femmes d'affaires libanaises, Lebanese League for Women in Business (LLWB), représentée par Hanan Saab, organise, deux jours durant, à la Olayan School of Business de l'Université américaine de Beyrouth (AUB), une conférence autour des entreprises familiales et du rôle que les femmes occupent dans ces entreprises particulières. Lors de la première journée, des intervenant(e)s libanais(es) et étranger(e)es se sont succédé pour partager leurs expériences.
D'argentine en Arabie saoudite, en passant par le Liban, et malgré les différences d'expérience, les intervenants se sont accordés pour souligner la nécessité que la transmission des rênes du pouvoir se fasse selon certaines règles essentielles. Selon Andrea Gabriela Grobocopatel, directrice financière du groupe argentin Grupo Los Grobo, il est essentiel de travailler dans la transparence la plus complète. « Il est important que la première génération respecte et croie en les idées innovatrices de la seconde génération » a-t-elle indiqué. Elle-même fille du fondateur du groupe agroalimentaire Los Grobo, 2nd producteur argentin de graines de soja, ajoute qu'il faut accepter de travailler les dissimilitudes des générations et des frères et sœurs sur des bases de respect, d'amour et de confiance. Pour Joe Achkar, membre du conseil d'administration de l'école Sabis, une institution familiale éducative vieille de 125 ans et qui possède des ramifications sur presque tous les continents, être employé dans une entreprise familiale n'est ni une obligation ni un droit de naissance. « Les membres de la famille doivent faire preuve de respect envers l'institution à laquelle ils appartiennent, au même titre, si ce n'est plus que les autres salariés », a-t-il indiqué. « Pour assurer la continuité d'une entreprise familiale, il est plus que nécessaire de mettre en place une gouvernance d'entreprise solide », a insité M. Achkar. Une idée partagée par Josiane Sreih, professeur de management à la Lebanese American University (LAU) et directrice et fondatrice de l'Institut pour l'entreprise familiale et l'esprit d'entreprise. Cette experte du business familial a souligné que le succès de ce type d'entreprise dépend de la mise en place d'un conseil d'administration, d'un plan de succession clair et de rencontres familiales régulières où les membres doivent gérer leurs différends de manière transparente.
Pour l'activiste saoudienne, Aisha al-Maneh, présidente-directrice générale du groupe Al-Maneh General Hospitals, les femmes doivent faire leur preuve, surtout lorsqu'il s'agit d'un environnement hostile. Fille d'une fratrie de cinq frères qui ne l'avaient pas considérée au départ comme une femme d'affaires accomplie, et dont le salaire était inférieur à celui de ses frères, elle a souligné, non sans fierté, que son indépendance, son combat parallèle pour le droit des femmes et sa créativité lui ont permis de gravir les échelons de la société pour arriver aujourd'hui à en être la présidente. Force est de noter que grâce au combat de Mme al-Maneh avec le ministère saoudien de la Justice et quelques amies, la femme saoudienne peut désormais accéder à des positions managériales et être membre du conseil d'administration. « Il ne faut pas essayer de rivaliser avec les hommes, Essayez simplement d'être vous-mêmes et de bâtir ensemble », a résumé Andrea Gabriela Grobocopatel.
La Ligue des femmes d'affaires libanaises, Lebanese League for Women in Business (LLWB), représentée par Hanan Saab, organise, deux jours durant, à la Olayan School of Business de l'Université américaine de Beyrouth (AUB), une conférence autour des entreprises familiales et du rôle que les femmes occupent dans ces entreprises particulières. Lors de la première journée, des intervenant(e)s libanais(es) et étranger(e)es se sont succédé pour partager leurs expériences.D'argentine en Arabie saoudite, en passant par le Liban, et malgré les différences d'expérience, les intervenants se sont accordés pour souligner la nécessité que la transmission des rênes du pouvoir se fasse selon certaines règles essentielles. Selon Andrea Gabriela Grobocopatel, directrice financière du groupe argentin Grupo Los Grobo, il est essentiel...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut