Lebron James a été asphyxié par la défense des Mavs lors du Game IV. Heureusement que les Heats peuvent compter sur Wade et Bosh, les deux autres stars de l’équipe compensant la maladresse et le manque d’agressivité de « King James ». AFP Photo/Robyn Beck
Pour la première fois depuis le début de sa carrière, en 2003, James a inscrit moins de dix points en playoffs (sur 90 matches joués).
Son rendement offensif a été squelettique : 8 points, moins de 30 % de réussite (3 sur 11) et n'a pas marqué dans le dernier quart-temps.
« C'est certain que je n'ai pas bien joué offensivement, reconnaît James, toutefois toujours très présent défensivement (9 rebonds, 2 interceptions). Si j'avais marqué 8 points et qu'on avait gagné, je m'en ficherais. Mais là je suis en colère contre moi-même car j'aurais dû plus aider mon équipe en attaque. »
« LeBron a peiné. Point, résume son coéquipier Chris Bosh. Cela nous est tous arrivé. Mais il va rebondir. Ce n'est pas qu'il était passif mais il peut être plus agressif que ça. Il n'a pas les mains libres, ils (les défenseurs de Dallas) lui bouchent l'espace. »
Le n° 6 des Heat, dont l'arrivée à Miami l'été dernier, avait fait couler beaucoup d'encre, a pourtant joué 46 minutes, comme si son entraîneur Erik Spoelstra voulait à tout prix qu'il finisse par trouver la mire.
« Spo » (surnom de Spoelstra) a d'ailleurs battu sa coulpe : « Je dois trouver une solution pour m'assurer que LeBron soit mis en position d'être efficace. On doit plus l'impliquer. Il est une pièce importante de notre attaque. »
Un bilan de 2,25 points dans le dernier quart
Son bilan dans les derniers quart-temps de cette finale est affligeant : outre son zéro pointé de mardi, il y a inscrit 5 points (premier match, victoire Miami), 2 points sur lancers francs (deuxième match, défaite Miami) et 2 points (troisième match, victoire Miami), soit une moyenne de 2,25 points.
À titre de comparaison, la vedette de Dallas Dirk Nowitzki a inscrit 11 points en moyenne dans les mêmes périodes.
La circulation offensive du ballon du côté de Miami se focalise certes sur Dwyane Wade (30 points de moyenne), l'autre superstar de l'équipe, qui a lui déjà gagné un titre NBA (en 2006, déjà contre Dallas), mais les Heat vont avoir besoin de James car « D-Wade » a montré qu'il n'était pas infaillible en fin de rencontre, comme lors des deux défaites de Miami.
Globalement, le double MVP de NBA (2009, 2010) n'a pas encore fait de match référence dans cette finale.
« J'ai confiance en mes capacités, assure toutefois James. J'ai mis mes shoots toute la saison et en playoffs. Il faut continuer. »
« Je dois être sûr de moi et faire à attention à ne plus sortir du rythme offensif mais tout en continuant à faire des passes à mes coéquipiers quand j'ai deux défenseurs sur moi. C'est un équilibre à trouver », analyse-t-il, avant de formuler ce qui ressemble à une promesse à lui-même.
« Je serai de retour au match n° 5 et je ferai ce qu'il faut faire pour aider mon équipe à gagner. »

