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La Turquie ne fermera pas ses portes aux réfugiés syriens (Erdogan)

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré mercredi qu'"il n'est pas question" pour la Turquie de fermer ses portes aux réfugiés syriens qui fuient la répression meurtrière dans leur pays, selon l'agence de presse Anatolie.
"A ce stade, il n'est pas question pour nous de fermer les portes" (la frontière), a-t-il souligné, exhortant une nouvelle fois l'administration syrienne du président Bachar al-Assad à faire les réformes réclamées par son peuple.
M. Erdogan, qui répondait à des questions de la presse à Ankara, a indiqué suivre avec "inquiétude" les événements en Syrie voisine.
"Notre inquiétude croît (...) Espérons que (le régime) syrien fera d'urgence des pas en faveur des réformes et ce de façon à convaincre la population civile", a ajouté M. Erdogan.
M. Erdogan s'exprimait après l'arrivée dans la nuit dans une zone du sud de la Turquie, frontalière avec la Syrie, d'un nouveau groupe de 122 réfugiés syriens fuyant la répression, pour la plupart des femmes et des enfants.
Ils sont pour la plupart originaires de la ville syrienne de Jisr al-Choughour (nord-ouest).
Ils ont été convoyés vers un camp de réfugiés mis en place par le Croissant-Rouge turc à Yayladagi, dans la province de Hatay.
Des sources diplomatiques ont fait état de 41 réfugiés arrivés durant le week-end, dont une vingtaine de blessés, certains par balles.
Le camp a déjà accueilli fin avril un groupe de quelque 250 Syriens, habitants de villages frontaliers.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a pour sa part réaffirmé la crainte de son pays de devoir faire face à un afflux de réfugiés syriens, affirmant qu'une telle éventualité "n'est absolument pas souhaitable".
"Nous avons pris toutes les précautions nécessaires à la frontière", a-t-il dit sur la chaîne d'information NTV, soulignant que la situation était pour le moment "sous contrôle".
La Turquie et la Syrie partagent une frontière de plus de 800 km.
M. Davutoglu a, lui aussi, appelé le régime syrien à avancer vers de vastes réformes politiques dans le cadre d'un calendrier précis qui serait expliqué à la population.
"Les Syriens souhaitent voir le bout du tunnel (...) Un plan d'action doit être rendu public (par Damas)" afin de convaincre la population, a-t-il estimé.
La Syrie est en proie depuis le 15 mars à un mouvement de contestation contre le régime du président Bachar al-Assad. Selon des organisations de défense des droits de l'Homme, plus de 1.100 civils ont été tués depuis le début du mouvement.
Jisr al-Choughour est le théâtre depuis samedi d'un ratissage de l'armée. Lundi, les autorités syriennes ont affirmé que 120 policiers avaient été tués dans cette ville par des "groupes armés".
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré mercredi qu'"il n'est pas question" pour la Turquie de fermer ses portes aux réfugiés syriens qui fuient la répression meurtrière dans leur pays, selon l'agence de presse Anatolie."A ce stade, il n'est pas question pour nous de fermer les portes" (la frontière), a-t-il souligné, exhortant une nouvelle fois l'administration syrienne du président Bachar al-Assad à faire les réformes réclamées par son peuple.M. Erdogan, qui répondait à des questions de la presse à Ankara, a indiqué suivre avec "inquiétude" les événements en Syrie voisine."Notre inquiétude croît (...) Espérons que (le régime) syrien fera d'urgence des pas en faveur des réformes et ce de façon à convaincre la population civile", a ajouté M. Erdogan.M. Erdogan s'exprimait après...