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Hommage au Dr Michel Basile Khoury

Bien cher Michel,
Parler d'un ami risque de m'entraîner dans un discours élogieux et affectif. Telle ne sera pas mon intention, car je préfère laisser parler les évènements et écouter leur message.
Un jour où j'étais assis près de ton lit, rompant un silence complice, tu me dis : « Je ne demande plus rien à la vie, j'ai suffisamment vécu, et je suis prêt à accepter le jugement du destin. » Ces paroles, tu les a exprimées dans un calme et un détachement admirables.
Ce jour-là, j'ai compris, cher Michel, que tu as dédramatisé la mort, tu as pacifié son image et tu lui as ôté son amertume.
En une autre occasion, et à quelques jours de ton départ, tu as dicté à ton épouse Emma le texte précis de faire-part de ton décès.
Je ne trouve pas de mots pour évaluer la grandeur de ce geste. Celui qui se met à la hauteur d'une telle conduite doit être foncièrement animé par la force de l'Esprit. Cette même force de l'Esprit, nous l'avons toujours reconnue en toi tout au long de ta carrière médicale ainsi qu'à travers ton témoignage agissant et permanent au sein des activités du groupement St-Luc.
Le combat principal que tu n'a cessé de mener se déployait contre l'intolérance, le fanatisme et le sectarisme. Dans ce domaine, ton action fut celle d'un promoteur. Et en ce climat de dissension et de méfiance, tu as toujours plaidé la cause de la paix et de l'amour. Ce fut pour notre patrimoine communautaire chrétien un enrichissement et un certain renouveau.
Au nom du groupement St-Luc et en mon nom, je te dis, cher Michel : À Dieu.

Dr Antoine FAKHOURY
Bien cher Michel,Parler d'un ami risque de m'entraîner dans un discours élogieux et affectif. Telle ne sera pas mon intention, car je préfère laisser parler les évènements et écouter leur message.Un jour où j'étais assis près de ton lit, rompant un silence complice, tu me dis : « Je ne demande plus rien à la vie, j'ai suffisamment vécu, et je suis prêt à accepter le jugement du destin. » Ces paroles, tu les a exprimées dans un calme et un détachement admirables.Ce jour-là, j'ai compris, cher Michel, que tu as dédramatisé la mort, tu as pacifié son image et tu lui as ôté son amertume.En une autre occasion, et à quelques jours de ton départ, tu as dicté à ton épouse Emma le texte précis de faire-part de ton décès.Je ne trouve pas de mots pour évaluer la grandeur de ce geste. Celui qui se met à la...