Parallèlement, l'OTAN a intensifié ses raids sur Tripoli et ses banlieues, dimanche et hier. Dans son compte-rendu quotidien sur les opérations de la veille, l'OTAN a indiqué hier avoir visé notamment des sites de lancement de missiles. Un responsable du régime libyen a, lui, indiqué qu'un bâtiment situé dans l'enceinte du siège de la radio et de la télévision d'État a été visé tôt hier matin. Par ailleurs, deux bâtiments officiels du Congrès général du peuple (Parlement) ont été détruits également hier matin. Dans ce complexe administratif, ont été également détruits : le bureau du procureur général, le Centre d'études du Livre vert, condensé de la pensée politique du colonel Kadhafi, ainsi que deux autres bâtiments présentés comme les locaux d'ONG s'occupant d'enfants, selon un responsable. De son côté, la Royal Air Force britannique a indiqué que ses chasseurs avaient bombardé hier matin le quartier général des services de renseignements à Tripoli, sans donner plus de détails. Hier soir, deux fortes explosions ont secoué le centre de la capitale libyenne. Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'Alliance atlantique, a affirmé que l'OTAN va appeler les alliés moins en pointe depuis le début des opérations en Libye à y contribuer davantage pour soulager les pays en première ligne.
Sur le plan diplomatique, l'envoyé spécial du Kremlin, Mikhaïl Marguelov, doit arriver aujourd'hui à Benghazi pour y rencontrer les dirigeants du Conseil national de transition (CNT), la direction politique de la rébellion, mais il ne se rendra pas à Tripoli, a indiqué hier sa porte-parole, Varvara Paal. Mme Paal a confirmé que M. Marguelov, le représentant du Kremlin pour l'Afrique, devrait rencontrer Moustapha Abdeljalil, le président du CNT, le numéro deux de la rébellion, Mahmoud Jibril, et le ministre de la Défense, Omar el-Hariri. Aucune rencontre avec des représentants du régime de M. Kadhafi n'est prévue.
Sur un tout autre plan, judiciaire celui-ci, le gouvernement suisse a autorisé l'ouverture d'une procédure pénale - pour prise d'otages, extorsion et chantage - contre le régime libyen dans l'affaire des deux hommes d'affaires helvétiques qui avaient été retenus pendant près de deux ans en Libye.
(Source : agences)

