Malgré les mises en garde du patriarche Béchara Raï qui a déclaré « ceux qui mettent des bâtons dans les roues du cabinet souhaitent en fait appauvrir le pays et pousser les citoyens à l'exil » - rejoint d'ailleurs par les instances religieuses musulmanes -, rien de sérieux ne se passe pour aboutir à un nouveau cabinet, quelles que soient les informations distillées positives par la nouvelle majorité, notamment par les aounistes, sans aucun résultat d'ailleurs. Le général Michel Aoun a assuré qu'il a fait les concessions nécessaires afin de faciliter la formation du gouvernement. Il a notamment indiqué à ses visiteurs qu'il a accepté que son bloc soit représenté par dix ministres, dont huit seraient détenteurs de portefeuille et deux seraient ministres d'État, que le chef des Marada aura deux portefeuilles, ainsi que les Arméniens. Michel Aoun aurait proposé que le président Michel Sleiman nomme le sixième maronite du gouvernement quitte à ce que le général donne son aval ou qu'il refuse. Le chef du CPL a assuré aussi qu'il a renoncé au ministère des Affaires sociales, acceptant qu'un ministre du bloc de Walid Joumblatt le prenne en charge. Mais les milieux proches du Premier ministre Nagib Mikati ont affirmé n'avoir rien reçu à ce sujet, ni de la part du général ni des blocs devant participer à la nouvelle équipe gouvernementale. Par ailleurs, des députés du Hezbollah ont déclaré que de nouveaux obstacles se présentent empêchant la formation du cabinet, sans pour autant donner des détails à ce propos, se contentant de dire qu'ils ne sont pas essentiels. D'autre part, des sources informées ont laissé entendre que le président de la Chambre Nabih Berry est mécontent de la position de Mikati qui a précisé que ses alliés nordistes et lui-même ne participeront pas à la séance parlementaire prévue mercredi. Des proches du 8 Mars répètent à qui veut l'entendre que si le gouvernement n'est pas formé d'ici à la fin de la semaine, c'est que les ingérences américaines ont porté leurs fruits et que le Premier ministre « respecte à la lettre les indications venues de l'étranger ».
Liban - Éclairage
Le 8 Mars donne un délai d’une semaine au PM désigné
OLJ / Par Khalil FLEYHANE, le 06 juin 2011 à 01h08
Malgré les mises en garde du patriarche Béchara Raï qui a déclaré « ceux qui mettent des bâtons dans les roues du cabinet souhaitent en fait appauvrir le pays et pousser les citoyens à l'exil » - rejoint d'ailleurs par les instances religieuses musulmanes -, rien de sérieux ne se passe pour aboutir à un nouveau cabinet, quelles que soient les informations distillées positives par la nouvelle majorité, notamment par les aounistes, sans aucun résultat d'ailleurs. Le général Michel Aoun a assuré qu'il a fait les concessions nécessaires afin de faciliter la formation du gouvernement. Il a notamment indiqué à ses visiteurs qu'il a accepté que son bloc soit représenté par dix ministres, dont huit seraient détenteurs de portefeuille et deux seraient ministres d'État, que le chef des Marada aura deux portefeuilles, ainsi que les Arméniens. Michel Aoun aurait proposé que le président Michel Sleiman nomme le sixième maronite du gouvernement quitte à ce que le général donne son aval ou qu'il refuse. Le chef du CPL a assuré aussi qu'il a renoncé au ministère des Affaires sociales, acceptant qu'un ministre du bloc de Walid Joumblatt le prenne en charge. Mais les milieux proches du Premier ministre Nagib Mikati ont affirmé n'avoir rien reçu à ce sujet, ni de la part du général ni des blocs devant participer à la nouvelle équipe gouvernementale. Par ailleurs, des députés du Hezbollah ont déclaré que de nouveaux obstacles se présentent empêchant la formation du cabinet, sans pour autant donner des détails à ce propos, se contentant de dire qu'ils ne sont pas essentiels. D'autre part, des sources informées ont laissé entendre que le président de la Chambre Nabih Berry est mécontent de la position de Mikati qui a précisé que ses alliés nordistes et lui-même ne participeront pas à la séance parlementaire prévue mercredi. Des proches du 8 Mars répètent à qui veut l'entendre que si le gouvernement n'est pas formé d'ici à la fin de la semaine, c'est que les ingérences américaines ont porté leurs fruits et que le Premier ministre « respecte à la lettre les indications venues de l'étranger ».

