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Liban

Pharaon prône des élections anticipées

Le ministre d'État sortant Michel Pharaon a appelé hier à la formation d'un gouvernement « de transition » qui organiserait des élections législatives « anticipées », au terme desquelles le camp majoritaire formerait un cabinet « qui pourrait gouverner », soulignant par ailleurs que l'amendement de la Constitution devrait se faire « à travers le dialogue », dans un climat d'entente que « la présence des armes (du Hezbollah) ne permet pas ».
« L'action des ministres ne peut se faire dans un climat de chantage et de provocation », a encore estimé M. Pharaon, jugeant que le ministre sortant Charbel Nahas aborde la pratique ministérielle « selon ses humeurs », même quand il s'agit d'affaires délicates qui concernent des vies humaines, comme pour les informations relatives aux Estoniens enlevés. « À croire, a ajouté le député Pharaon, qu'il cherche à couvrir les ravisseurs. »
Il a également déploré l'acharnement du ministre des Télécommunications contre la direction des FSI, en la personne du général Achraf Rifi, regrettant qu'il outrepasse les décisions du Conseil des ministres.
Michel Pharaon a encore jugé que la tenue d'une séance parlementaire le 8 juin semble avoir été lancée pour « susciter des remous » entre les parties concernées.
Sur la question des manifestations des Palestiniens le dimanche prochain à l'occasion de la naksa, M. Pharaon a souligné qu'il soutenait les Palestiniens dans leur lutte tout en « refusant que le Liban en paye le prix ».
Enfin, commentant les événements en Syrie, le ministre a clairement réitéré la position de neutralité du 14 Mars, assurant que s'il refusait en effet toute ingérence dans les affaires intérieures syriennes, il ne pouvait qu'appuyer les revendications en faveur de la liberté d'expression, espérant que les réformes à venir raviveraient le rôle arabe et nationaliste des chrétiens.
Le ministre d'État sortant Michel Pharaon a appelé hier à la formation d'un gouvernement « de transition » qui organiserait des élections législatives « anticipées », au terme desquelles le camp majoritaire formerait un cabinet « qui pourrait gouverner », soulignant par ailleurs que l'amendement de la Constitution devrait se faire « à travers le dialogue », dans un climat d'entente que « la présence des armes (du Hezbollah) ne permet pas ».« L'action des ministres ne peut se faire dans un climat de chantage et de provocation », a encore estimé M. Pharaon, jugeant que le ministre sortant Charbel Nahas aborde la pratique ministérielle « selon ses humeurs », même quand il s'agit d'affaires délicates qui concernent des vies humaines, comme pour les informations relatives aux Estoniens enlevés. « À...
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