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Moyen Orient et Monde - Révolte

Saleh blessé dans le bombardement de son palais à Sanaa

La tension est encore montée hier au Yémen où le président Ali Abdallah Saleh a été « légèrement blessé à la tête » dans un bombardement du palais présidentiel à Sanaa. Ce dernier a toutefois assuré dans un message audio être bien portant, après quelques heures d’incertitude sur son état de santé. Plusieurs hauts responsables yéménites, dont le Premier ministre, ont également été blessés.

Des dizaines de milliers de Yéménites ont manifesté hier à Sanaa contre le président Saleh.  Ahmad Gharabli/AFP

Le président yéménite contesté, Ali Abdallah Saleh, a été blessé hier dans le bombardement du palais présidentiel à Sanaa. Dans un discours dont seul le son a été diffusé, il a assuré dans un message audio être bien portant, après plusieurs heures d'incertitude sur son état de santé. Selon un responsable du parti présidentiel, M. Saleh a été « légèrement blessé à la tête » dans le bombardement dont les responsables yéménites ont accusé le plus puissant des chefs tribaux du pays, cheikh Sadek el-Ahmar. Un responsable du parti au pouvoir, qui a requis l'anonymat, a indiqué que M. Saleh était soigné à l'hôpital du ministère de la Défense.
Le chef de l'État s'en est pris aux « fils d'el-Ahmar », dans une référence à cheikh Sadek et ses neuf frères, dont les hommes sont engagés dans une bataille sanglante contre les forces fidèles au président, appelant « les forces armées à nettoyer les institutions de l'État de ces gangs rebelles de hors-la-loi ». Il a également indiqué que sept officiers avaient été tués dans la chute d'un obus sur la mosquée du palais présidentiel. Plusieurs hauts responsables yéménites, dont le Premier ministre, Ali Mohamed Moujawar, les présidents de la Chambre des députés, Yahia el-Raï, et du Conseil consultatif, Abdel Aziz Abdel Ghani, ainsi que le conseiller de presse du président, Abdo Burji, et le vice-Premier ministre aux Affaires de la Défense et de la Sécurité ont été blessés dans le bombardement de la présidence à Sanaa, selon un responsable du parti présidentiel. Le gouverneur de Sanaa, Noomane Douik, a eu « une jambe et une main amputées », selon ce même responsable ayant requis l'anonymat.
En réaction, l'armée a pilonné la résidence de cheikh Hamid el-Ahmar, frère du cheikh el-Ahmar. La garde républicaine, corps d'élite de l'armée, a également bombardé les maisons des deux autres frères du cheikh, Hemyar et Mizhij, et celle du général dissident Ali Mohsen el-Ahmar. Ces bombardements constituent « une riposte aux tirs d'obus contre le palais présidentiel », a déclaré le porte-parole du parti présidentiel, Tarek Chami, accusant la tribu des Hached d'être responsable du bombardement. Mais cheikh Hamid el-Ahmar a rejeté ces accusations, affirmant que le président Saleh était l'instigateur de l'attaque contre le palais et qu'il cherchait à « déclencher la guerre civile ».
À Taëz, des heurts ont opposé des soldats à des manifestants qui tentaient de gagner la place de la Liberté, où un sit-in avait été démantelé par la force lundi au prix de plus de 50 morts. Deux manifestants ont été tués et 30 blessés par des tirs des soldats, alors que quatre militaires ont été tués par balles et 24 blessés, selon une source des services de sécurité qui a affirmé que certains manifestants étaient armés.
En conséquent, les États-Unis ont réclamé un cessez-le-feu « immédiat » au Yémen, condamnant la violence « absurde » et appelant à nouveau le président Ali Abdallah Saleh à entendre les appels réclamant son départ. L'Union européenne a, quant à elle, activé un mécanisme visant à aider et coordonner l'évacuation de ses citoyens résidant au Yémen, selon sa chef de la diplomatie Catherine Ashton.
Sur le plan diplomatique, le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Abdellatif Zayani, dont la médiation avait été suspendue le 23 mai après le refus de M. Saleh de signer un accord de transition du pouvoir, a assuré poursuivre ses efforts en vue d' « un règlement pacifique ».
Dans le même temps, le président sénégalais Abdoulaye Wade avait indiqué que M. Saleh lui a demandé d'intervenir auprès de plusieurs pays pour obtenir un cessez-le-feu, qui serait suivi d'élections, sans la candidature de M. Saleh. « J'ai déjà entrepris les démarches nécessaires pour m'acquitter de cette mission », a-t-il précisé, sans citer de noms.
(Source : agences)

Le président yéménite contesté, Ali Abdallah Saleh, a été blessé hier dans le bombardement du palais présidentiel à Sanaa. Dans un discours dont seul le son a été diffusé, il a assuré dans un message audio être bien portant, après plusieurs heures d'incertitude sur son état de santé. Selon un responsable du parti présidentiel, M. Saleh a été « légèrement blessé à la tête » dans le bombardement dont les responsables yéménites ont accusé le plus puissant des chefs tribaux du pays, cheikh Sadek el-Ahmar. Un responsable du parti au pouvoir, qui a requis l'anonymat, a indiqué que M. Saleh était soigné à l'hôpital du ministère de la Défense.Le chef de l'État s'en est pris aux « fils d'el-Ahmar », dans une référence à cheikh Sadek et ses neuf frères, dont les hommes sont engagés dans une bataille...
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