"Le gouvernement français est mobilisé pour la libération de votre fils, cette situation est insupportable", a déclaré M. Juppé lors d'une rencontre avec les parents du sergent de 24 ans, détenu depuis presque cinq ans par le mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza.
"Nous condamnons (cette situation) sans ambiguïté. C'est une violation du droit international et des droits de l'Homme. Nous sommes déterminés à faire tout ce que l'on peut pour oeuvrer à sa libération", a ajouté le ministre.
M. Juppé a rendu visite à Noam et Aviva Shalit dans la tente qu'ils occupent depuis près d'un an à proximité de la résidence officielle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Gilad Shalit a été capturé à la lisière de la bande de Gaza le 25 juin 2006 par un commando de trois groupes armés palestiniens de Gaza, dont l'un relevant du Hamas, qui vient récemment de sceller un pacte de réconciliation avec le Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Cet accord prévoit la formation d'un gouvernement composé de personnalités indépendantes en vue d'élections d'ici un an, soldant plus de quatre ans de divisions entre les deux frères ennemis palestiniens.
"Je ne sais pas si l'accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah va aider à la libération de Gilad", a reconnu M. Juppé, en réaffirmant qu'"il n'y a pas de relation entre la France et le Hamas".
"Gilad est otage sans aucun droit. C'est un crime de guerre (...) Si un gouvernement palestinien se forme, cela signifiera que l'Autorité palestinienne détiendra un otage de nationalité française sur son territoire", a estimé de son côté Noam Shalit qui doit se rendre la semaine prochaine à Paris.
Le bureau de M. Netanyahu a démenti jeudi qu'il y ait eu une "percée" dans les négociations pour la libération du soldat israélien, dans un communiqué publié à la suite d'informations dans les médias égyptiens.
"Les contacts à propos de Gilad Shalit ont lieu constamment et de manière intensive, mais il n'y a pas la moindre percée dans ce dossier", a affirmé M. Netanyahu.
Selon le journal égyptien Al-Mesryoon, qui cite l'ancien ambassadeur d'Egypte en Israël, Mohammed Bassiouny, un accord sur la libération du soldat israélien en échange de 1.000 prisonniers palestiniens serait sur le point d'être conclu.
M. Bassiouny, interrogé au téléphone par la radio publique israélienne, a démenti avoir assuré que l'accord était imminent.
Des responsables égyptiens et du Hamas, au Caire et à Gaza, ont également démenti ces informations.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine