Le communiqué ajoute que « la seule autorité qui peut charger Ogero d'une quelconque mission est le Conseil des ministres. Le ministre des Télécommunications n'a pas le droit de charger directement Ogero d'une mission. Pour ce faire, il faut qu'une proposition soit formellement envoyée au Conseil des ministres et c'est ce dernier qui tranche alors dans un sens ou dans un autre. C'est cette procédure qui est suivie depuis 1947 ».
S'attardant sur la surveillance des travaux de l'autorité, le communiqué précise qu'Ogero est soumise au contrôle de la Cour des comptes. L'organisation rédige ainsi un rapport annuel qu'elle envoie, entre autres, au ministère des Télécommunications et à la Cour des comptes.
« L'ensemble des travaux qui sont réalisés par Ogero pour le compte du ministère des Télécommunications sont fondés sur des cahiers des charges précis et sont validés par la Cour des comptes (...) », poursuit le communiqué qui précise que cette procédure a été respectée jusqu'à la date d'annulation unilatérale des contrats liant Ogero au ministère des Télécoms, en date du 13/07/2010 et par décision unilatérale du ministre Charbel Nahas.
« Après l'annulation des contrats par Charbel Nahas, ce dernier a demandé à Ogero de poursuivre la mission qui lui est impartie par le Conseil des ministres en vertu du mémorandum n° 1/753 en date du 31/07/2010 et qui consiste à solder toutes les factures qui résultent des travaux auparavant effectués par Ogero ».
« Ogero rédige des rapports mensuels depuis juin 2010 concernant les dépenses qui ont été nécessaires pour les travaux demandés. Ils ont été envoyés au ministère dans le respect de la procédure », ajoute le communiqué qui souligne que « depuis août dernier, le ministère des Télécoms n'a pas versé les sommes dues » et qui dépassent les 93 milliards de livres libanaises, ce qui a engendré des dettes pour Ogero d'un montant d'environ 62 milliards de livres libanaises.
Abordant enfin le versement des salaires des fonctionnaires, Ogero s'est borné à souligner que « c'est la partie qui ne respecte pas la procédure, les lois et les décisions qui prend en otage 4 500 familles, pour des raisons qui sont devenues évidentes pour tout le monde ».
Ogero demande au ministre des Télécoms d'informer l'opinion publique de la base légale sur laquelle il se fonde pour demander aux trésoriers de rassembler les sommes disponibles dans les caisses pour ensuite les reverser comme salaires aux employés d'Ogero et du ministère des Télécoms ».


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