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Liban

Michel Aoun : Rifi va assumer la responsabilité de ses agissements

Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, a considéré lors de la réunion hebdomadaire de son bloc à Rabieh que « la question des télécommunications suit désormais son cours naturel sur le plan juridique », espérant que cette affaire ne s'étendra pas sur plusieurs mois. En effet, commentant la décision prise par le président de la République Michel Sleiman - qui a demandé au ministre de la Justice Ibrahim Najjar de prendre les mesures nécessaires contre Achraf Rifi, directeur général des Forces de sécurité intérieure, accusé d'être coupable d'insoumission à l'autorité du Conseil des ministres -, le chef du CPL a insisté sur le fait que les agissements du général Rifi « étaient contraires à la loi et qu'il doit en supporter les conséquences ». Martelant clairement ses mots, il s'est attaqué avec virulence à Ogero et à Raya el-Hassan, ministre des Finances, ainsi qu'à Riad Salamé, gouverneur de la Banque du Liban. « Depuis plusieurs mois, indique-t-il, Abdel Menhem Youssef (directeur général d'Ogero) a commencé à agir à sa guise sans se conformer aux ordres donnés. Le ministère des Finances a voulu transférer 100 milliards de livres à Ogero sans passer par le ministère des Télécommunications. Quand le ministre titulaire a transféré les sommes allouées aux salaires des employés d'Ogero, la ministre el-Hassan a demandé à M. Salamé de ne pas donner son accord à ce transfert et de ne pas payer aux employés qui assuraient des travaux au ministère des Télécoms. La Banque centrale a alors arrêté les transferts. Actuellement, plus de 4 500 employés n'ont pas touché leurs salaires », a-t-il précisé.
Poursuivant sur sa lancée, le chef du CPL a affirmé que lui s'appuie sur la loi alors que les décisions de la ministre des Finances dépendent de son humeur. Tirant à boulets rouges sur Raya el-Hassan et Riad Salamé, Michel Aoun les a accusés de tenir en otages ces 4 500 familles pour faire pression sur le ministère des Télécoms.
Revenant par ailleurs sur les propos de Mgr Béchara Raï, Michel Aoun a soutenu le discours du patriarche maronite portant sur un éventuel remaniement des accords de Taëf. Il a en outre évoqué la formation du gouvernement, commentant de façon sarcastique les tentatives du Premier ministre désigné Nagib Mikati de mener les pourparlers à partir de Londres. « Que le président Mikati révèle quelles sont les raisons locales qui entravent la formation du cabinet. Nous devons mettre des délais à toutes les affaires en cours. Mais, nous ne savons pas dans quelle ville il se trouve désormais pour le contacter », a dit le chef du CPL, accusant M. Mikati de « prêter l'oreille aux ordres venus de la communauté internationale, qui impose ses conditions » dans la nouvelle formation gouvernementale.
Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, a considéré lors de la réunion hebdomadaire de son bloc à Rabieh que « la question des télécommunications suit désormais son cours naturel sur le plan juridique », espérant que cette affaire ne s'étendra pas sur plusieurs mois. En effet, commentant la décision prise par le président de la République Michel Sleiman - qui a demandé au ministre de la Justice Ibrahim Najjar de prendre les mesures nécessaires contre Achraf Rifi, directeur général des Forces de sécurité intérieure, accusé d'être coupable d'insoumission à l'autorité du Conseil des ministres -, le chef du CPL a insisté sur le fait que les agissements du général Rifi « étaient contraires à la loi et qu'il doit en supporter les conséquences ». Martelant clairement ses mots, il s'est...
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