Depuis quelques jours, l'actualité est accaparée par l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn, accusé d'agression sexuelle contre une femme de chambre de l'hôtel Sofitel, à New York. Je ne rappellerai pas les faits qui ont mobilisé la presse ces derniers jours. Je voudrais juste situer le personnage par rapport à l'événement. Le directeur général du FMI et futur candidat de son parti politique à l'élection présidentielle de 2012 a été arrêté, menotté et emprisonné comme un vulgaire malfrat. Par-delà les considérations d'ordre familial, politique, financier, affectif, social, ce triste feuilleton, traité de «gaudriole» en France, a en Amérique brisé la carrière professionnelle d'un des plus puissants hommes de la planète, l'a presque ruiné et risque de l'envoyer en prison pour le restant de ses jours.
Il n'est pas d'acte illégal qui, à un moment de la vie, ne soit passible de punition. Néanmoins, on ne peut s'empêcher de s'arrêter devant ce cas de figure, quand un délit commis ne représente pas la même gravité s'il est perpétré dans un pays ou un autre. Il en est de même pour certains États d'Amérique qui appliquent des lois différentes. Nonobstant le fait que chaque pays possède ses propres us et coutumes, ses propres lois, il n'en demeure pas moins que, dans ce siècle de la mondialisation où l'attention se fixe sur l'économie, la finance et les énergies, les réformes sur les lois sont ignorées. Ne devrait-on pas faire appliquer les lois internationales dans certains cas, lorsque deux personnes de nationalités différentes se trouvent en conflit? Il ne s'agit pas là de discuter du viol, qui est en lui-même une faute grave, mais de la peine encourue. D'autre part, le libertinage frivole accepté dans un pays est dénigré dans un autre. N'y a-t-il pas là sujet à réflexion?
Les Français devraient-ils réviser leurs mœurs? Ou les Américains leurs lois?
Les grands de ce monde qui se réunissent pour régler les problèmes ne pourraient-ils pas inscrire sur leur agenda des réformes internationales sur les lois qui gèrent ce monde? Qu'en est-il des récidivistes en France qui, après avoir été libérés, répètent les mêmes actes monstrueux? Y aurait-il une possibilité de promulguer certaines lois qui seraient identiques sur tous les territoires? Sur un autre plan, plutôt social, il semble que le tabou sur l'impunité de l'homme riche et puissant n'existe plus à notre époque. Voilà où réside l'égalité entre les êtres.
Au-delà des considérations philosophiques, des polémiques judiciaires, des contestations se rapportant au système de procédure, qu'aura remué cette affaire, il serait bon de revenir aux sources, de retourner à l'origine des textes de base qui sont la richesse d'une nation. Des textes qui nous ramènent aux valeurs humaines et qui font la grandeur d'une République, en l'occurrence les États-Unis d'Amérique :
«Tous les hommes sont créés égaux; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables...»

