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Liban

La Finul redoute des incidents à la frontière sud le 5 juin

L'attentat contre le contingent italien de la Finul perpétré vendredi dernier continue de provoquer des réactions sur la scène politique libanaise, alors que, sur le terrain, l'enquête se poursuit ; elle a abouti déjà à l'arrestation de cinq suspects, trois Libanais et deux Palestiniens. La Finul, selon certaines sources, redoute la date du 5 juin (la naqsa arabe) qui verrait des incidents à la frontière avec Israël.

Le général Asarta a effectué hier une tournée auprès des responsables à Beyrouth ; à Baabda, il a été reçu par le président de la République. Photo Dalati et Nohra

Le président de la République, Michel Sleiman, a souligné hier que « le Liban tient aux Casques bleus stationnés au Liban-Sud et soutient leur mission de paix qui œuvre à faire respecter la résolution 1701 de l'ONU ». « L'attentat qui a visé la Finul n'est qu'une preuve de l'importance de cette mission qui travaille conjointement avec l'armée libanaise à préserver la sécurité et la stabilité », a-t-il ajouté.
Le chef de l'État a tenu ces propos lors d'un entretien à Baabda avec le commandant de la Finul, le général Alberto Asarta, qui a effectué une tournée à Beyrouth pour discuter des derniers développements au Liban-Sud et de la mission de la Finul.
Le général Asarta s'est entretenu également dans ce cadre avec le président de la Chambre Nabih Berry ainsi qu'avec le commandant en chef de l'armée Jean Kahwagi. L'accent a été mis sur la coopération entre la troupe et les Casques bleus.
La Finul a publié un communiqué citant le général Asarta qui a remercié « les personnalités qui avaient vivement dénoncé l'attentat » ayant touché le contingent italien vendredi dernier. Il a aussi rendu hommage aux efforts déployés par l'armée et l'équipe médicale de l'hôpital Hammoud à Saïda qui a porté secours aux six militaires italiens blessés.
Le commandant des Casques bleus a indiqué que « les soldats de la paix ne mettront pas un terme à leur mission », soulignant l'importance « de poursuivre l'enquête et de traduire les responsables de l'attentat en justice ». Il a ajouté que « la Finul continuera sa mission avec plus de détermination afin de faire respecter la 1701. Nos activités se poursuivent sur le terrain ».

« Bouc émissaire et boîte aux lettres »
De son côté, l'ambassadeur d'Espagne, Juan Carlos Gafo, qui était en tournée hier à Zahlé, a regretté l'attentat qui a touché la Finul, manifestant son soutien aux Casques bleus, notamment au contingent italien des soldats de la paix.
« Il faut éviter que la Finul devienne un bouc émissaire ou une boîte aux lettres », a-t-il dit. Mettant l'accent sur le fait d'attendre les résultats de l'enquête, il a manifesté le soutien de l'Espagne à la 1701, ainsi qu'à l'indépendance et la stabilité du Liban. Il a indiqué que son pays poursuivra sa participation à la Finul sans réduire le nombre de ses soldats stationnés au sud du pays, surtout que cette force est présidée par un général espagnol.
En réponse à une question relative aux sanctions européennes vis-à-vis de la Syrie, il a noté que le régime syrien devrait écouter les manifestants, entamer les réformes et instaurer la démocratie.
Par ailleurs, plusieurs personnalités se sont rendues au chevet des six soldats italiens qui se trouvent toujours à l'hôpital Hammoud à Saïda, parmi elles le ministre sortant des Affaires sociales Sélim Sayegh.
M. Sayegh s'est entretenu notamment avec les parents d'un soldat italien arrivés hier au Liban. Ce dernier se trouve toujours dans un état stationnaire, aux soins intensifs de l'hôpital. Prenant la parole, le ministre sortant des Affaires sociales a mis l'accent sur l'apport de la Finul au Liban-Sud, surtout celui du contingent italien qui aide au quotidien la population en finançant notamment des projets humanitaires.
Sur le terrain hier, la Finul était toujours sur le qui-vive, prenant des mesures préventives et fortifiant ses positions.
Ces mesures exceptionnelles rappellent celles qui avaient été prises en juillet 2007, à l'issue de l'attentat qui avait visé le contingent espagnol de la Finul. Cette explosion, perpétrée à Khiam, avait fait six tués parmi les soldats de la paix.
Ce week-end au Liban-Sud, notamment à Marjeyoun, les Casques bleus n'ont pas fréquenté les restaurants ou les Internet cafés de la localité, se confinant dans leur caserne.
Des sources ont souligné que la Finul appréhende la date du 5 juin, où des manifestations palestiniennes sont prévues au Liban-Sud. Les Casques bleus ne veulent pas que le scénario du 15 mai dernier se répète. Il y a deux semaines, des réfugiés palestiniens avaient tenté de franchir la ligne bleue et les soldats israéliens avaient réagi en tirant sur la foule.
Toujours selon cette source, la Finul compte élaborer un plan relatif au déplacement de ses membres. Elle envisagerait de mettre à la disposition de ses employés civils des véhicules non militaires pour qu'ils se déplacent sans trop attirer l'attention. Elle pourrait aussi demander à l'armée libanaise d'accompagner ses convois qui circulent entre Beyrouth et le Liban-Sud, notamment lors des relèves de bataillons ou du transport de ravitaillement.

Cinq personnes arrêtées
Sur un autre plan, l'enquête relative à l'attentat est actuellement menée par les polices militaires libanaise et italienne, alors que le procureur de la République près le Tribunal militaire, Sakr Sakr, a transféré le dossier de l'explosion à la Direction des services de renseignement de l'armée.
Cinq personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête. Il s'agit de trois Libanais et de deux réfugiés palestiniens.
Hier également, le véhicule soufflé par l'explosion a été transféré dans un premier temps au commandement du contingent italien à Chamaa, ensuite au quartier général de la Finul à Naqoura.
Au Sérail de Saïda, une réunion sécuritaire regroupant des responsables libanais, italiens et onusiens a été tenue. À l'issue de l'entretien, le responsable de la région sud de la gendarmerie au sein des FSI, le général Mounzer Ayoubi, a souligné qu'il n'y a « aucun parti libanais qui se cache derrière l'explosion ayant visé le contingent italien. Les terroristes qui ont perpétré l'attentat veulent porter atteinte aux relations entre le Liban et la Finul ».
Le président de la République, Michel Sleiman, a souligné hier que « le Liban tient aux Casques bleus stationnés au Liban-Sud et soutient leur mission de paix qui œuvre à faire respecter la résolution 1701 de l'ONU ». « L'attentat qui a visé la Finul n'est qu'une preuve de l'importance de cette mission qui travaille conjointement avec l'armée libanaise à préserver la sécurité et la stabilité », a-t-il ajouté.Le chef de l'État a tenu ces propos lors d'un entretien à Baabda avec le commandant de la Finul, le général Alberto Asarta, qui a effectué une tournée à Beyrouth pour discuter des derniers développements au Liban-Sud et de la mission de la Finul.Le général Asarta s'est entretenu également dans ce cadre avec le président de la Chambre Nabih Berry ainsi qu'avec le commandant en chef de l'armée Jean...
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