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Syrie/Libye: la "brutalité" de la répression est "choquante" (Pillay)

Navi Pillay, Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, a dénoncé lundi la "brutalité" de la répression des soulèvements populaires en Syrie et Libye, la jugeant "choquante".
Elle s'exprimait à l'ouverture de la 17ème session du Conseil des droits de l'homme.
"La brutalité et l'ampleur des mesures prises par les gouvernements en Libye et maintenant en Syrie ont été particulièrement choquantes dans leur absolu mépris des droits humains fondamentaux", a déclaré Mme Pillay devant les 47 Etats membres du Conseil.
"Le recours à la force létale ou excessive contre des manifestants pacifiques viole non seulement les droits fondamentaux, dont le droit à la vie, mais contribue à exacerber les tensions et tend à engendrer une culture de violence", a-t-elle déclaré.
La chef de l'ONU pour les droits de l'homme a par ailleurs à nouveau appelé Damas à laisser entrer sur le territoire syrien une mission onusienne chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'homme lors de la répression de la révolte populaire. Son rapport préliminaire doit être présenté le 15 juin.
Cette enquête avait été demandée par le Conseil le 29 avril lors d'une session extraordinaire sur la Syrie.
Confronté à un mouvement de contestation sans précédent contre le régime de Bachar al-Assad, le pouvoir a envoyé ces dernières semaines l'armée dans différentes villes, notamment à Tall Kalakh (150 km au nord-ouest de Damas), Homs (centre), Banias (nord-ouest) et Deraa (sud), foyers de la révolte.
Dimanche, sept civils, dont une fillette, ont été tués et une centaine d'autres blessés par des tirs des forces de sécurité dans la région de Homs.
Dans son discours, Mme Pillay a également mis en avant les "pas positifs" en Tunisie, "les importantes réformes" en Egypte, la fin de l'état d'urgence en Algérie, le processus de réformes constitutionnelles amorcées au Maroc ainsi que l'établissement d'une commission de révision de la Constitution en Jordanie.
Mais, a-t-elle averti, "il est essentiel que ces mesures soient poursuivies sans délai et de manière participative, y compris avec les jeunes et les femmes, conduisant à des mesures concrètes et des réformes efficaces".
Elle a aussi souligné qu'une mission du Haut commissariat allait se rendre au Yémen fin juin. Une date n'a pas encore été fixée pour Bahreïn.
Ces prochains jours, le Conseil aura l'occasion de revenir sur la situation des droits de l'homme en Libye. Le 6 juin, il sera saisi d'un rapport de la Haut Commissaire sur la Libye, ainsi que du rapport de la Commission d'enquête créée pour recenser les violations commises par le régime de Kadhafi contre les manifestants.
Navi Pillay, Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, a dénoncé lundi la "brutalité" de la répression des soulèvements populaires en Syrie et Libye, la jugeant "choquante".Elle s'exprimait à l'ouverture de la 17ème session du Conseil des droits de l'homme."La brutalité et l'ampleur des mesures prises par les gouvernements en Libye et maintenant en Syrie ont été particulièrement choquantes dans leur absolu mépris des droits humains fondamentaux", a déclaré Mme Pillay devant les 47 Etats membres du Conseil."Le recours à la force létale ou excessive contre des manifestants pacifiques viole non seulement les droits fondamentaux, dont le droit à la vie, mais contribue à exacerber les tensions et tend à engendrer une culture de violence", a-t-elle déclaré.La chef de l'ONU pour les droits de l'homme a par...