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Liban - Citoyen Grognon

Complainte d’un citoyen dégoûté

Bien trop occupés à s'étriper, nos chers dirigeants, pour se soucier du pauvre citoyen. D'une accusation à l'autre, d'un coup bas à l'autre, d'une querelle à l'autre, ils en viennent aujourd'hui aux mains, aux armes même. L'incident au siège des Télécommunications, qui a opposé jeudi le ministre Charbel Nahas à la direction générale des FSI, en est un exemple flagrant. Honteux même, quels qu'en soient les dessous, les raisons ou les motivations !
Catastrophé, horripilé par ces crêpages de chignons, qui ne font que creuser le fossé, déjà bien trop large, entre les deux parties adverses du pays, le citoyen ne sait plus à quel saint se vouer. Déçu d'une classe politique bien plus soucieuse de ses strapontins que du quotidien de la population. Dégoûté de ces querelles de clochers, qui, encore une fois, démontrent l'incapacité de la classe dirigeante à diriger le pays. Triste surtout de voir son Liban bien-aimé aller à vau-l'eau et s'autodétruire, au nom de je ne sais quelle cause.
Ses problèmes quotidiens ? C'est tout seul qu'il doit s'y dépêtrer, le citoyen. Dans ses sempiternels problèmes, qu'aucune autorité n'a jamais réussi à résoudre, pour cause d'incompétence, d'irresponsabilité, de conflits endémiques surtout. Depuis la hausse du prix de l'essence jusqu'au problème chronique des coupures de courant électrique, en passant par le manque d'eau... et, évidemment, la hausse sensible de sa facture de supermarché ou des scolarités de ses enfants. Pour ne parler que de ces casse-tête les plus basiques. Car ses rentrées financières, elles, n'ont pas augmenté d'une livre. Son salaire minimum, lui, reste ridiculement bas.
La crise politique aidant, les bisbilles politiciennes allant crescendo, c'est avec appréhension qu'il aborde la saison estivale. Une saison qui s'annonce franchement mauvaise. Ici ou là, promotions et soldes sont déjà lancées. La grogne monte, non seulement chez les commerçants mais dans l'ensemble du secteur touristique, paralysé par l'insécurité ambiante.
Quel touriste étranger aurait-il aujourd'hui envie de venir se faire enlever au Liban, comme l'ont été les sept cyclistes estoniens, il y a déjà deux mois, ne peut s'empêcher de se demander le citoyen ? Tout en condamnant l'incompétence des autorités dans cette affaire. Mais aussi et surtout la guéguerre que se livrent les politiciens au détriment des otages, livrés à leur triste sort et au bon vouloir de leurs ravisseurs !
Tout aussi inquiétant, aux yeux du citoyen, l'attentat perpétré hier près de Saïda contre un convoi italien de la Finul et qui a fait plusieurs victimes.
Puisse la complainte du citoyen arriver aux oreilles des dirigeants.
Mais il n'est pire sourd... dit le célèbre dicton.
Bien trop occupés à s'étriper, nos chers dirigeants, pour se soucier du pauvre citoyen. D'une accusation à l'autre, d'un coup bas à l'autre, d'une querelle à l'autre, ils en viennent aujourd'hui aux mains, aux armes même. L'incident au siège des Télécommunications, qui a opposé jeudi le ministre Charbel Nahas à la direction générale des FSI, en est un exemple flagrant. Honteux même, quels qu'en soient les dessous, les raisons ou les motivations !Catastrophé, horripilé par ces crêpages de chignons, qui ne font que creuser le fossé, déjà bien trop large, entre les deux parties adverses du pays, le citoyen ne sait plus à quel saint se vouer. Déçu d'une classe politique bien plus soucieuse de ses strapontins que du quotidien de la population. Dégoûté de ces querelles de clochers, qui, encore une fois, démontrent...
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