Prolonger la présence militaire américaine après cette année enverrait un message important aux alliés arabes ainsi qu'à l'ennemi juré de Washington, l'Iran, mais représenterait "un défi" pour les responsables politiques en Irak, a-t-il dit.
"Nous devons comprendre que pour les Irakiens, cela représente un défi politique, parce que, qu'on le veuille ou non, nous ne sommes guère populaires" en Irak, a reconnu M. Gates lors d'une conférence à l'American Enterprise Institute, un institut d'études américain.
Les partisans du chef radical chiite irakien Moqtada Sadr "veulent clairement nous mettre dehors", a affirmé M. Gates, estimant qu'il faudrait "du temps pour que les responsables politiques avancent sur le sujet".
"Tout ce que je peux dire, c'est que du point de vue de l'avenir de l'Irak mais aussi du point de vue de notre rôle dans la région, j'espère qu'ils vont trouver un moyen de nous demander (de rester). Et je pense que les Etats-Unis seraient d'accord pour dire oui, quand le temps sera venu", a ajouté le ministre de la Défense.
Selon lui, conserver une présence militaire américaine modeste en Irak serait un investissement "précieux" dans un pays qui pourrait servir de modèle démocratique dans la région.
"C'est quelque chose qu'on n'aurait pas pu prévoir il y a cinq mois: que l'Irak émerge ainsi comme étant la démocratie arabe la plus avancée de la région", a-t-il noté.
Garder une présence américaine "serait rassurant pour les Etats du Golfe et peu rassurant pour l'Iran, ce qui serait une bonne chose", a-t-il conclu.
Il reste environ 45.000 soldats américains en Irak et toutes les forces américaines sont censées quitter le pays à la fin de 2011 aux termes d'un accord de sécurité signé avec Bagdad.


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