"Vingt-huit hôtels à Beyrouth et à travers le pays ont refusé de nous louer une salle pour tenir une réunion privée de soutien au mouvement de protestation en Syrie", a déclaré Saleh Mashnouk, coordinateur du groupe baptisé "Les Libanais solidaires de la dignité et de la liberté du peuple syrien".
"C'est le seul endroit que l'on a pu trouver", a-t-il dit à l'AFP dans un entrepôt, situé dans la banlieue de Sin el-Fil, où s'est déroulée la réunion.
Le lieu, constitué de murs en ciment et d'un sol en béton, a été rapidement aménagé avec des chaises et une table pour accueillir une centaine de journalistes, ainsi que des députés et politiciens du camp pro-occidental du "14 mars".
Le groupe s'est notamment vu rejeter de l'hôtel Bristol, un des plus importants hôtels de Beyrouth.
Ce dernier a affirmé, dans un communiqué, avoir pris cette décision "pour assurer la sécurité des clients et du personnel de l'hôtel", alors qu'un groupe soutenant le régime syrien avait demandé une salle pour tenir une conférence à la même heure.
Le groupe ayant organisé la réunion a appelé les autorités syriennes à "mettre fin immédiatement aux massacres contre son propre peuple" et à "arrêter ses tentatives de transférer la crise au Liban via de fausses accusations".
La Syrie accuse l'alliance de Saad Hariri de soutenir le mouvement de contestation sans précédent qui touche le régime depuis la mi-mars.
Le Liban est politiquement divisé en deux camps: d'un côté une coalition menée par le mouvement chiite armé Hezbollah, soutenu par la Syrie et le Liban, et de l'autre l'alliance du "14 mars", conduite par le Premier ministre sortant Saad Hariri, appuyé par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite.
Beyrouth a été le théâtre de plusieurs confrontations entre les camps pro et anti-Assad, les forces de sécurité dispersant régulièrement les manifestants.


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