La directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, prononçant son discours à la 64e assemblée annuelle de l’organisation. Fabrice Coffrini/AFP
Le comité d'experts, auteur du rapport, avait été créé début 2010 par l'OMS en réponse aux critiques sur sa gestion du H1N1. Le virus avait provoqué un vent de panique dans le monde et la production massive de médicaments dont beaucoup sont restés sur les bras des gouvernements.
Les auteurs du rapport indiquent n'avoir « trouvé aucun élément montrant que des intérêts commerciaux auraient influé ou tenté d'influer sur les conseils donnés à l'OMS ou sur les décisions qu'elle a prises ». « Certains ont accusé l'OMS de s'être hâtée d'annoncer la phase 6 (phase de pandémie) en laissant entendre que cela avait pour but d'enrichir les fabricants de vaccins », rapporte ainsi le comité. Mais « bien loin de hâter la déclaration de la phase 6, l'OMS l'a retardée jusqu'à avoir des données attestant de façon indéniable la propagation prolongée au sein de la communauté dans différentes régions du monde », fait-il valoir.
Le comité estime aussi qu' « à de nombreux égards, l'OMS s'est bien acquittée de sa tâche pendant la pandémie, mais s'est heurtée à des difficultés systémiques et a montré quelques carences », comme « l'absence de procédures suffisamment solides, systématiques et transparentes pour révéler, reconnaître et gérer les conflits d'intérêts parmi les experts consultés ».
Concernant l'avenir, les experts considèrent que « le monde est mal préparé pour faire face à une grave pandémie de grippe ou à toute autre urgence de santé publique mondiale prolongée et constituant une menace ». Le comité a ainsi recommandé que la « préparation à l'échelle mondiale » soit « améliorée par la recherche, le renforcement des systèmes de prestation de soins de santé, le développement économique dans les pays à revenu faible et intermédiaire et l'amélioration de l'état de santé général ».
Il suggère aussi de « créer un fonds de réserve pour les urgences de santé publique », « doté d'un minimum de 100 millions de dollars (70,2 millions d'euros) ».
La résolution demande également de refaire le point dans deux ans, lors de la 66e assemblée annuelle de l'agence.


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