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Visite guidée au cœur de l’Estonie, pays des sept cyclistes enlevés au Liban

Capitale européenne de la culture 2011

Face à la mer longtemps interdite d’accès, nos confrères de la LBC, Tania Mehanna et Sami Beitamouni, réalisent une interview de Liina Guiter, directrice de projet de l’événement Tallinn, capitale européenne de la culture 2011.

C'est avec fierté que Tallinn met la touche finale aux préparatifs des événements culturels qu'elle organise durant les prochains mois. Capitale européenne de la culture en 2011, la manifestation culturelle la plus importante de son histoire, elle a décidé de mettre en valeur l'aspect méconnu de la ville, celui qui était interdit à la population durant l'ère soviétique, les zones militaires.
Les autorités sont donc soucieuses d'encourager les Estoniens, mais aussi les visiteurs, à découvrir un autre Tallinn que le cœur historique, à savoir le front de mer, mais aussi les jardins, buttes et espaces publics, autrefois réservés à l'armée soviétique. Un moyen pour la ville de développer ces espaces livrés à l'abandon, de pousser ses habitants à se les réapproprier et d'y créer des espaces de vie. « Nous voulons pousser la population à fréquenter le bord de mer. Nous sommes un peuple de la mer, mais nous ne connaissons pas cette mer », précise à ce propos Liina Guiter, directrice de projet de l'événement, qui insiste sur la nécessité de briser « l'obstacle psychologique ».
Parmi les nombreuses manifestations de l'événement, la réhabilitation du bord de mer, baptisé « kilomètre culturel », occupe la place primordiale. Usines désaffectées, vieux hangars militaires, prisons ou bâtiments sont réhabilités et transformés en musées, en salles d'exposition ou en aires de promenade pour les familles. Des concerts, festivals de musique, foires artisanales, et manifestations sportives sont également organisés, dont certains sur l'eau.
Le Théâtre de paille, entièrement construit en paille et en bois, par respect pour l'environnement, entend lui aussi attirer de nombreux visiteurs durant les cinq prochains mois. Avec ses représentations variées, il représente l'une des attractions principales du calendrier culturel de la capitale estonienne. Aménagé sur une fortification protégée, une sorte de butte interdite à la population estonienne durant l'époque soviétique, il espère pousser une population encore réticente à fréquenter ce lieu. Et pourtant ce jardin est des plus agréables. Réaménagé et équipé de jeux et d'attractions, il donne sur les remparts et l'église Saint-Olav, d'une part, et sur la mer, de l'autre.
Tallinn, déjà envahie par les touristes étrangers, n'aura certainement aucun mal à remplir ses 2 500 chambres d'hôtel, cet été. D'autant que le peuple estonien, lui même, est féru de culture, d'art et de musique.
C'est avec fierté que Tallinn met la touche finale aux préparatifs des événements culturels qu'elle organise durant les prochains mois. Capitale européenne de la culture en 2011, la manifestation culturelle la plus importante de son histoire, elle a décidé de mettre en valeur l'aspect méconnu de la ville, celui qui était interdit à la population durant l'ère soviétique, les zones militaires. Les autorités sont donc soucieuses d'encourager les Estoniens, mais aussi les visiteurs, à découvrir un autre Tallinn que le cœur historique, à savoir le front de mer, mais aussi les jardins, buttes et espaces publics, autrefois réservés à l'armée soviétique. Un moyen pour la ville de développer ces espaces livrés à l'abandon, de pousser ses habitants à se les réapproprier et d'y créer des espaces de vie. « Nous voulons...