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Visite guidée au cœur de l’Estonie, pays des sept cyclistes enlevés au Liban

Tallinn, un bijou de l’époque médiévale

Bienvenue à Tallinn, capitale de l'Estonie, cette ville de 400 000 habitants, à la fois moderne et médiévale, dont le nom signifie pourtant « cité danoise ».

Place de la mairie, cafés-trottoirs et restaurants se préparent à accueillir une clientèle nombreuse et variée.

Bijou de l'époque médiévale, Tallinn a été magnifiquement restaurée après un incendie qui a détruit la majorité de ses constructions en bois, en 1827. Son centre historique, composé d'une ville haute, autrefois destinée à la noblesse allemande, et d'une ville basse, qui abritait les commerçants, est entourée d'un mur d'enceinte en pierre de calcaire de 2 km de long, parsemé de 27 tours et donjons (sur 46 à l'origine). D'une beauté pittoresque, avec ses façades colorées, ses toits rouges, ses maisons à patios, ses ruelles étroites, ses murs de pierre, ses églises majestueuses aux hauts clochers et son ciel rose au crépuscule, elle figure depuis 1997 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Et pour cause, c'est un « exemple remarquable, exceptionnellement complet et bien conservé d'une cité médiévale commerciale d'Europe du Nord ayant parfaitement bien préservé les caractéristiques les plus marquantes de cette forme unique de communauté socio-économique », indique le site officiel de l'Unesco, à son propos.

Des églises désertées
Flâner dans les ruelles de la vieille ville, encore habitée, est un véritable plaisir, à n'importe quel moment de la journée. Histoire de découvrir l'architecture, les couleurs, l'artisanat, la gastronomie estonienne aussi. Pour ce faire, il ne faut pas hésiter à se perdre ici ou là, au gré des dédales, ou à emprunter les escaliers tortueux qui relient les deux parties du centre historique.
Parmi les églises de Tallinn qui valent le détour, l'église Saint-Olav, autrefois considérée comme le monument le plus haut du monde, grâce à son clocher qui culminait à 159 mètres de haut. Détruit par la foudre, il s'élève aujourd'hui à 124 mètres et présente une vue imprenable sur la ville. Également incontournable, avec son impressionnante collection d'écussons et son orgue majestueux, la cathédrale luthérienne Sainte-Marie, où reposent les nobles allemands et où est donné, chaque samedi, un concert d'orgue, dans la plus pure tradition médiévale.
La cathédrale orthodoxe Alexandre-Nevsky, située sur la colline de Toompea, ne peut, elle aussi, manquer d'attirer l'attention, par son architecture russe et ses dômes noirs de l'époque tsariste, qui tranchent avec l'esprit médiéval. Elle est aujourd'hui célèbre pour ses concerts de chants a cappella. Il faut savoir que durant l'ère soviétique, les Estoniens pratiquaient leur religion en secret, car ils risquaient la déportation. Mais depuis 20 ans, alors que la liberté de culte a été retrouvée, moins de 16% de la population est pratiquante.

Rendez-vous de la jeunesse d'Europe du Nord
L'incontournable place de la Mairie, avec ses cafés-trottoirs, ses restaurants d'époque et ses serveuses vêtues à l'ancienne, est le lieu de rencontre des touristes, qui affluent de toute l'Europe. Elle mène, à travers les ruelles, bordées de boutiques, au passage Sainte-Catherine et à la Cour des maîtres, qui débouchent sur le mur d'enceinte de la ville. Quoique très pittoresques en soirée, ces lieux méritent d'être visités en journée, à l'heure d'ouverture des échoppes, car ils hébergent nombre d'artisans, de bijoutiers et de chocolatiers. Parmi les spécialités estoniennes sucrées, le « marzipan », enrobé de chocolat, est à ne pas rater.
Tallinn est aussi le rendez-vous incontournable d'une grande partie de la jeunesse d'Europe du Nord, à la recherche d'un week-end de détente et de soirées festives à budget restreint. En ce début d'été et vu les températures qui, chose rare, ont atteint les 20 degrés en mai, les terrasses sont bondées, les boîtes de nuit font recette et la jeunesse s'éclate. Même le peuple estonien, pourtant si discret, ne rechigne pas à faire la fête en plein air, dans les arrière-cours des coquettes habitations. Tout naturellement, les touristes s'invitent. La musique est si entraînante, l'accueil si chaleureux !
Il est toutefois indispensable de s'éloigner quelque peu du cœur historique pour mieux comprendre le peuple estonien. Une visite du front de mer et du port, interdits à la population durant l'ère soviétique, permet de mesurer l'ampleur de la souffrance de la population, jusqu'en 1991. Longtemps privé de front de mer, rechignant à réhabiliter les bâtiments construits par les Sovietiques durant cette période, le peuple garde une relation ambiguë avec la grande bleue. Une relation que les autorités s'efforcent aujourd'hui d'améliorer...
Bijou de l'époque médiévale, Tallinn a été magnifiquement restaurée après un incendie qui a détruit la majorité de ses constructions en bois, en 1827. Son centre historique, composé d'une ville haute, autrefois destinée à la noblesse allemande, et d'une ville basse, qui abritait les commerçants, est entourée d'un mur d'enceinte en pierre de calcaire de 2 km de long, parsemé de 27 tours et donjons (sur 46 à l'origine). D'une beauté pittoresque, avec ses façades colorées, ses toits rouges, ses maisons à patios, ses ruelles étroites, ses murs de pierre, ses églises majestueuses aux hauts clochers et son ciel rose au crépuscule, elle figure depuis 1997 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Et pour cause, c'est un « exemple remarquable, exceptionnellement complet et bien conservé d'une cité médiévale...