Les membres de la mission faisaient des signes joyeux au pape qui leur a répondu en souriant et en agitant la main./
Se disant heureux de cette "extraordinaire opportunité" de parler avec quelques astronautes, Benoît XVI a salué leurs "courage, discipline et engagement".
Depuis la bibliothèque du Vatican, où avait été installé un écran géant, Joseph Ratzinger a ensuite posé, en anglais puis en italien, plusieurs questions à l'équipage sur la vie dans l'espace et sa perception du monde.
"Quand vous contemplez la Terre depuis là-haut, est-ce qu'il vous arrive de vous interroger sur la façon dont les nations et les peuples vivent ensemble?", a-t-il demandé.
"D'ici, on ne voit pas de frontières", lui a répondu le commandant de bord Mark Kelly.
Benoît XVI a également évoqué l'épouse du commandant Kelly, la parlementaire américaine Gabrielle Giffords, blessée à la tête en janvier dans une fusillade qui la visait.
Au fil des interrogations du pape, il a été question de la contribution de la science à "la cause de la paix", de "l'avenir de la planète" et de sa fragilité, des jeunes, ou encore de la beauté de la Terre et de la création.
Le pape a également présenté ses condoléances à l'astronaute italien Paolo Nespoli, qui vient de perdre sa mère et a expliqué s'être senti "loin et proche à la fois" grâce aux nombreux témoignages d'amitié qui lui sont parvenus.
L'autre astronaute italien à bord, Roberto Vittori, a fait flotter devant lui une médaille d'argent -la création de l'Homme peinte par Michel-Ange- que lui avait offerte le pape.
À la fin de l'entretien d'une vingtaine de minutes, les astronautes ont à nouveau fait signe au pape tandis que l'un d'entre eux flottait au dessus de leur tête, en raison de l'absence de gravité terrestre, ce qui a fait sourire Benoît XVI.
La navette spatiale américaine Endeavour avec six astronautes à bord dont un Italien, s'est amarrée à l'ISS le 18 mai dernier.

