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Économie - Liban - Débat

« Les retombées des changements régionaux sur le Liban » au RDCL

Le rassemblement des dirigeants et chefs d'entreprise libanais (RDCL) a organisé une rencontre avec le directeur du centre Carnegie pour le Moyen-Orient. L'occasion de passer en revue les révoltes arabes et d'évoquer les conséquences éventuelles sur le Liban.

Le président du RDCL, Fouad Zmokhol (à g.), à côté du directeur du centre Carnegie pour le Moyen-Orient, Paul Salem.

Le Rassemblement des dirigeants et chefs d'entreprise libanais (RDCL), présidé par Fouad Zmokhol, a organisé mercredi une table ronde avec le politologue Paul Salem. Le débat a porté sur les retombées politiques et économiques des changements régionaux qui occupent la scène médiatique locale et internationale depuis le mois de décembre 2010. En effet, depuis la fin de l'année dernière, et sur fond de bouleversements dans les pays arabes, les responsables, comme les chefs d'entreprise libanais, scrutent les signes dénonciateurs de changements dans un sens comme dans un autre.
La rencontre entre les deux experts a ainsi été l'occasion de disséquer les bouleversements historiques que traversent les pays arabes. Après avoir souligné que depuis le mois de décembre, les regards des puissances internationales se sont détournés quelque peu du Liban, le président du RDCL, Fouad Zmokhol, a insisté sur la nécessité pour le Liban d'adopter une position neutre vis-à-vis des évènements régionaux. Il a rappelé à cet égard l'importance des échanges commerciaux entre le Liban et les pays arabes, ainsi que les liens solides entre la diaspora libanaise et l'économie locale. M. Zmokhol a mis l'accent sur la nécessité de bâtir une confiance avec les nouveaux régimes ou les régimes transitoires, et ce dans le but de « protéger notre économie et nos investissements ».
De son côté, le directeur du centre Carnegie pour le Moyen-Orient s'est voulu rassurant, tout en affirmant que la région risque de passer par une étape transitoire difficile. Rappelant que les révolutions des années 50 et 60 avaient eu des retombées positives sur les régimes arabes, les années 80 ont apporté leur lot de déceptions politiques et économiques, notamment dans les rangs des jeunes, a-t-il ajouté. « Cette fois-ci, grâce notamment aux réseaux sociaux tels que Facebook et aux médias traditionnels, la réussite de certaines révoltes dans les pays arabes découle du fait qu'il y a eu une prise de conscience historique des populations arabes », a indiqué M. Salem. « Le monde arabe a pu suivre les révoltes dans les médias arabophones », a-t-il ajouté. Quant aux conséquences des bouleversements sur le Liban, « nous ne sommes qu'au stade de balbutiements de la transition », d'où la difficulté de cerner avec exactitude les retombées, a souligné l'expert, qui s'est montré réservé quant aux conséquences spécifiques de la révolte syrienne sur le pays du Cèdre. M. Salem a souligné toutefois qu'il faudrait profiter de la conjoncture régionale pour enclencher de réelles réformes au niveau interne.
Le Rassemblement des dirigeants et chefs d'entreprise libanais (RDCL), présidé par Fouad Zmokhol, a organisé mercredi une table ronde avec le politologue Paul Salem. Le débat a porté sur les retombées politiques et économiques des changements régionaux qui occupent la scène médiatique locale et internationale depuis le mois de décembre 2010. En effet, depuis la fin de l'année dernière, et sur fond de bouleversements dans les pays arabes, les responsables, comme les chefs d'entreprise libanais, scrutent les signes dénonciateurs de changements dans un sens comme dans un autre. La rencontre entre les deux experts a ainsi été l'occasion de disséquer les bouleversements historiques que traversent les pays arabes. Après avoir souligné que depuis le mois de décembre, les regards des puissances internationales se sont...
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