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L'Égypte doit cesser de juger des civils devant des tribunaux militaires (Amnesty)

Le fait que des civils soient jugés par la justice militaire en Egypte met en doute l'engagement de l'armée à respecter l'Etat de droit, a estimé l'ONG Amnesty International dans un rapport jeudi.
Le groupe de défense des droits de l'Homme a aussi affirmé qu'il y avait des raisons de croire que l'armée, qui dirige le pays depuis la démission sous la pression populaire du président Hosni Moubarak, avait procédé à des arrestations arbitraires et était impliquée dans des actes de torture.
Le rapport, qui se base sur des recherches effectuées entre le 30 janvier et le 3 mars, cite des victimes affirmant avoir été torturées par l'armée. Certaines d'entre elles ont été jugées par des tribunaux militaires après des manifestations.
"Les procès de civils par des tribunaux militaires violent les conditions fondamentales d'un jugement en bonne et due forme et d'un procès juste, et le fait qu'on continue à y avoir recours pose des questions sur l'engagement de l'armée égyptienne à instaurer l'Etat de droit en Egypte", selon le texte.
Une commission officielle a négligé d'enquêter sur "des cas individuels de détention arbitraire, de torture ou d'autres mauvais traitements, y compris par l'armée", selon Amnesty.
L'armée, portée aux nues pendant le soulèvement pour ne pas avoir tiré sur les manifestants, a été accusée de torture par des ONG.
Des groupes égyptiens de défense des droits de l'Homme affirment que plus de 10.000 personnes ont été jugées par des tribunaux militaires depuis le soulèvement (25 janvier-11 février), dont la grande majorité pour des délits.
Les militaires ont durci les sanctions pour vandalisme et harcèlement sexuel notamment, afin de tenter de juguler une insécurité croissante.
Quatre Egyptiens, dont un mineur, ont été condamnés à mort lundi par la justice militaire pour avoir violé une jeune fille en réunion.
Le fait que des civils soient jugés par la justice militaire en Egypte met en doute l'engagement de l'armée à respecter l'Etat de droit, a estimé l'ONG Amnesty International dans un rapport jeudi.Le groupe de défense des droits de l'Homme a aussi affirmé qu'il y avait des raisons de croire que l'armée, qui dirige le pays depuis la démission sous la pression populaire du président Hosni Moubarak, avait procédé à des arrestations arbitraires et était impliquée dans des actes de torture.Le rapport, qui se base sur des recherches effectuées entre le 30 janvier et le 3 mars, cite des victimes affirmant avoir été torturées par l'armée. Certaines d'entre elles ont été jugées par des tribunaux militaires après des manifestations."Les procès de civils par des tribunaux militaires violent les conditions...