Les protagonistes de cette rencontre inédite sont le vice-ministre israélien chargé du développement du Neguev et de la Galilée, Ayoob Kara, membre du parti de droite Likoud du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et cinq responsables de l'opposition syrienne, issus de différentes régions et dont le FPÖ n'a pas communiqué les noms.
Ces opposants doivent participer mercredi matin à une conférence de presse avec le président du FPÖ, Heinz-Christian Strache.
Défiant de nouveau le régime, l'opposition syrienne a lancé un appel à la grève générale pour mercredi.
La cheville ouvrière de cette rencontre est un conseiller municipal FPÖ de Vienne, David Lasar, membre de la communauté juive, qui a indiqué à l'agence de presse autrichienne APA que le thème de la réunion sera "la pacification de la Syrie" dans "la perspective de l'après-Assad". Il s'agit d'aider "l'opposition syrienne à se mettre d'accord sur un dénominateur commun", a-t-il déclaré. Selon lui, Ayoob Kara est "l'envoyé personnel de Benjamin Netanyahu".
"L'Europe ne fait rien, les USA ne font rien. Tout le monde attend", a-t-il déploré en référence à la brutale répression du régime d'Assad face au soulèvement dans le pays qui a fait au moins 700 morts, selon des organisations non-gouvernementales (ONG).
Le parti d'extrême-droite autrichien FPÖ met à disposition ses locaux pour la rencontre, mais n'intervient pas en tant que médiateur, a toutefois tenu à préciser David Lasar.
Ayoob Kara, membre en Israël de la communauté druze, en majorité musulmane, était déjà venu en Autriche en décembre à l'invitation du FPÖ, une visite qui avait fait quelques vagues car ni le ministère israélien des Affaires étrangères ni l'ambassade israélienne à Vienne n'avaient été prévenus. Il avait rencontré à cette occasion Hans-Christian Strache.


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