Cette visite intervient alors que les relations entre l'Iran et le Koweït ont connu un brutal refroidissement début avril, après la condamnation par la justice koweïtienne de plusieurs membres d'un réseau d'espionnage accusé de travailler pour Téhéran et l'expulsion croisée de plusieurs diplomates par les deux pays.
"M. Salehi se rendra demain à Koweït (...) dans le cadre de consultations avec les pays de la région sur les relations bilatérales et les questions régionales", a déclaré M. Mehmanparast lors de son point de presse hebdomadaire.
"Ces visites doivent permettre un échange sur les positions et les solutions proposées pour améliorer la situation dans la région", a précisé le porte-parole.
M. Salehi a entrepris début mai une tournée dans les pays du Golfe pour tenter d'apaiser les tensions apparues entre l'Iran et ses voisins arabes à l'occasion de la crise à Bahreïn. Il s'est déjà rendu au Qatar, à Oman et aux Emirats arabes unis, ainsi qu'en Irak.
"Concernant la situation à Bahreïn, nous pensons que les consultations et les échanges entre les pays peuvent aider à mieux comprendre les demandes légitimes de la population, et à apporter une réponse appropriée à leurs demandes", a souligné M. Mehmanparast.
"Cela peut réduire l'écart entre le peuple et le pouvoir, et aider à la stabilité et la sécurité (de la région). Dans nos consultations diplomatiques, nous faisons passer ce message", a-t-il ajouté.
Téhéran n'a cessé de critiquer ces dernières semaines la répression par le pouvoir bahreïni des manifestations populaires réclamant des réformes politiques dans ce petit émirat à la population majoritairement chiite --comme en Iran-- mais gouverné par une dynastie sunnite.
L'Iran a également violemment dénoncé l'intervention militaire de l'Arabie saoudite pour aider les dirigeants bahreïnis à réprimer ces manifestations, et réclame le retrait des forces étrangères de l'émirat.
Il s'est attiré en retour des accusations "d'ingérence" par les monarchies du Golfe, qui ont accusé Téhéran de chercher à "déstabiliser la région" à la faveur des soulèvements populaires qui secouent le monde arabe depuis le début de l'année.


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