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Arrivés au Liban, des réfugiés syriens manifestent contre les bombardements

Des dizaines de réfugiés Syriens, qui ont fui leur village cerné et bombardé par le régime de Bachar al-Assad, manifestaient lundi dans le nord du Liban pour réclamer la chute du gouvernement.
"La population veut la chute du régime", scandait la foule réunie du côté libanais de Al-Boqayaa, un point de passage illégal généralement emprunté par des contrebandiers et à travers lequel ont transité depuis vendredi des centaines de Syriens.
Parmi les slogans improvisés devant les militaires libanais, on pouvait entendre: "On ne t'aime pas Bachar" et "Tall Kalakh, n'ait pas peur, nous sommes avec toi", a constaté un journaliste de l'AFP.
Tall Kalakh est une localité syrienne située à 150 km au nord-ouest de Damas d'où proviennent la plupart des réfugiés. Au moins sept habitants de cette ville y sont décédés dimanche, tués par les forces de sécurité qui bombardaient indistinctement quatre quartiers et avaient déployé des chars, selon un militant citant des témoins.
Des coups de feu sporadiques pouvaient encore être entendus lundi de l'autre côté de la frontière, selon le journaliste de l'AFP présent à Wadi Khaled.
Beaucoup de réfugiés rencontrés à Al-Boqayaa ont raconté lundi que l'armée syrienne encercle Tall Kalakh. C'est à la faveur de la nuit, en se faufilant à travers les vergers, qu'ils ont réussi à tromper la vigilance des soldats, ont-ils expliqué.
"L'armée syrienne vise nos maisons avec ses chars et ses missiles", a dit l'un d'eux, refusant comme beaucoup de donner son nom par craintes de représailles.
"Les blessés gisent dans les rues aux côtés des cadavres et personne n'ose les emmener à l'hôpital", a-t-il déclaré.
Un autre jeune homme a indiqué que les musulmans alaouites (une branche du chiisme) des villages voisins de Tall Kalakh avaient commencé à prendre les armes contre les sunnites, majoritaires parmi les 20 millions de Syriens.
La Syrie est secoué depuis deux mois par un mouvement de contestation sans précédent qui a fait au moins 850 morts selon les défenseurs des droits de l'Homme.
Les manifestants, qui exigeaient au départ la levée de l'état d'urgence et la fin de la suprématie du parti Baas, réclament désormais la chute du régime.
Des dizaines de réfugiés Syriens, qui ont fui leur village cerné et bombardé par le régime de Bachar al-Assad, manifestaient lundi dans le nord du Liban pour réclamer la chute du gouvernement."La population veut la chute du régime", scandait la foule réunie du côté libanais de Al-Boqayaa, un point de passage illégal généralement emprunté par des contrebandiers et à travers lequel ont transité depuis vendredi des centaines de Syriens.Parmi les slogans improvisés devant les militaires libanais, on pouvait entendre: "On ne t'aime pas Bachar" et "Tall Kalakh, n'ait pas peur, nous sommes avec toi", a constaté un journaliste de l'AFP.Tall Kalakh est une localité syrienne située à 150 km au nord-ouest de Damas d'où proviennent la plupart des réfugiés. Au moins sept habitants de cette ville y sont décédés dimanche,...