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Liban

Violente attaque de Fatfat contre Berry

Ce n'est plus un échange à fleurets mouchetés qui est engagé entre le député Ahmad Fatfat et le président de la Chambre, Nabih Berry, par l'intermédiaire des proches de ce dernier, mais une véritable guerre ouverte.
Hier, le député de Denniyé a tiré à boulets rouges sur M. Berry, critiquant les assises qu'il tient chaque mercredi avec des députés, « celles-ci étant devenues comme les réunions que des dirigeants arabes tiennent avec leurs vassaux - et ne peuvent plus être considérées comme des séances de travail ».
M. Fatfat, qui s'exprimait dans le cadre d'une interview à la Voix du Liban, a rappelé qu'il est membre du bureau de la Chambre et qu'il est supposé y être convié. « Voilà plus d'un an que nous n'avons pas été invités à une réunion de travail au Parlement, sachant que lorsque M. Berry nous convoquera, nous répondrons présent », a-t-il dit.
Estimant que le 14 Mars « a été trop bienveillant avec le président de la Chambre », M. Fatfat a affirmé que le bureau de la Chambre « est devenu une boîte aux lettres politiques ». « À chaque fois que (M.) Berry sent le besoin d'adresser un message positif au 14 Mars, il nous convoque à une réunion », a-t-il dit, avant de se reprendre : « À moins qu'il ne planifie un bouleversement au sein du bureau de la Chambre à cause de la nouvelle équation politique », dans une allusion au changement de la majorité parlementaire.
Selon M. Fatfat, « le président du Parlement n'a pas changé ». « Il n'est toujours pas intéressé par le travail des institutions puisque c'est la politique qui l'intéresse ». Rappelant qu'il s'était opposé à sa réélection à la tête de la Chambre aux dernières législatives, le député a ajouté que « le Parlement est pratiquement bloqué depuis 2000 ». « Nous sommes en retard par rapport à de nombreux projets de lois, dont principalement les projets de lois de finances », a-t-il déploré.
Sur un autre plan, M. Fatfat a indiqué que le Conseil supérieur chiite avait approuvé le communiqué du sommet religieux qui s'était tenu jeudi à Bkerké, « avant même que celui-ci ne se tienne ». « Ce qui s'est passé, c'est que le groupe politique qui n'avait pas pris connaissance du texte, à savoir le Hezbollah, s'était opposé aux articles 6 et 7 » concernant le droit de l'État libanais à libérer son territoire et le conflit israélo-palestinien, « et le Conseil supérieur chiite a dû suivre ».
Pour ce qui est du gouvernement, M. Fatfat a attribué le blocage actuel à « la nébuleuse régionale ». « Le paysage politique régional ne s'est pas encore clarifié pour qu'un gouvernement puisse être formé, ce qui correspond en définitive à la stratégie de blocage du Hezbollah », a-t-il jugé, estimant que « le Premier ministre désigné a décidé de rendre les armes devant l'alliance constituée du général Aoun et du Hezbollah ». À ses yeux, « cette reddition devant les conditions du général Aoun compromettra les relations internationales du Liban ». M. Fatfat a situé dans ce cadre la visite, jeudi, de l'ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly, à M. Mikati ainsi que « les visites répétées (des représentants d'Amal et du Hezbollah) Ali Hassan Khalil et Ali Hussein Khalil à Damas ».
Ce n'est plus un échange à fleurets mouchetés qui est engagé entre le député Ahmad Fatfat et le président de la Chambre, Nabih Berry, par l'intermédiaire des proches de ce dernier, mais une véritable guerre ouverte.Hier, le député de Denniyé a tiré à boulets rouges sur M. Berry, critiquant les assises qu'il tient chaque mercredi avec des députés, « celles-ci étant devenues comme les réunions que des dirigeants arabes tiennent avec leurs vassaux - et ne peuvent plus être considérées comme des séances de travail ».M. Fatfat, qui s'exprimait dans le cadre d'une interview à la Voix du Liban, a rappelé qu'il est membre du bureau de la Chambre et qu'il est supposé y être convié. « Voilà plus d'un an que nous n'avons pas été invités à une réunion de travail au Parlement, sachant que lorsque M. Berry nous...
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