Du début de l'occupation de la Cisjordanie après la guerre de 1967 jusqu'au début de l'application des accords d'autonomie palestinienne en 1994, les Palestiniens qui souhaitaient se rendre à l'étranger via la Jordanie devaient laisser leur carte d'identité au poste-frontière situé sur le pont Allenby. En échange, ils obtenaient une carte les autorisant à passer. Mais la validité de ce document était limitée à trois ans et ne pouvait être renouvelée que trois fois. Les habitants qui ne revenaient pas en Cisjordanie dans les délais impartis entraient dans la catégorie de ceux qui « ne sont plus résidents », selon le journal, précisant que les documents du ministère de la Justice, qui ont été déclassifiés, n'évoquent aucune information qui aurait pu être fournie aux Palestiniens sur cette procédure. Par ailleurs, le journal a indiqué qu'un nombre inconnu de Palestiniens de la bande de Gaza ont également perdu leur statut de résident, mais les statistiques les concernant restent secrètes.
Actuellement, une procédure du même type est appliquée pour les résidents palestiniens de Jérusalem-Est.
(Source : AFP)

