M. Makhlouf a également averti dans cette rare interview que "s'il n'y a pas de stabilité en Syrie, il n'y aura pas de stabilité en Israël".
Les deux pays sont officiellement en état de guerre et les dernières négociations de paix entre eux, à travers la médiation de la Turquie, ont été suspendues fin 2008. Mais les manifestants en Syrie ont reproché au régime de ne pas se battre contre Israël.
"Personne ne peut garantir ce qui se produira si quelque chose arrive à ce régime", a affirmé M. Makhlouf, accusé d'avoir utilisé ses connections familiales pour bâtir un empire financier en Syrie.
"La décision du gouvernement maintenant est qu'il a décidé de se battre", a-t-il ajouté. "Nous allons nous battre jusqu'au bout. Nous n'allons pas partir".
Au journaliste qui lui demandait de clarifier ses propos, il a répondu: "je ne parle pas de guerre, mais je dis: ne mettons pas trop de pression sur le président, ne poussez pas la Syrie à faire quelque chose qu'elle ne souhaite pas faire".
M. Makhlouf, 41 ans, a affirmé que l'alternative au régime étaient "les salafistes" (fondamentalistes musulmans). "Nous ne l'accepterons pas, et le peuple les combattra. Nous avons beaucoup de combattants", a-t-il averti.
L'homme d'affaires est depuis 2008 sous le coup de sanctions américaines, et il figure parmi les 13 responsables syriens frappés par des sanctions de l'Union européenne mardi.
A la question de savoir pourquoi il était visé par ces sanctions, il a répondu: "Parce que je suis le cousin du président, c'est tout".
Les protestataires s'étaient attaqués au siège de la compagnie de M. Makhlouf, Syriatel, la grande firme de téléphones portables en Syrie, à Deraa (sud) où le mouvement de contestation avait commencé à la mi-mars.
Le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a affirmé mercredi que l'UE étudiait une révision de ses sanctions à l'encontre du régime syrien afin d'exercer "le maximum de pression politique possible" sur le président Bachar al-Assad qui ne figure pas sur la première liste de 13 personnalités.


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