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Tunisie: "volonté du gouvernement" de tenir les élections le 24 juillet (MAE)

Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mouldi Kefi, a affirmé mardi à Paris que "la volonté du gouvernement" était que "les élections aient lieu à la date proposée", le 24 juillet prochain, dans un entretien à la chaîne France 24.
"La volonté du gouvernement, la volonté du président par intérim, la volonté du Premier ministre, est que ces élections aient lieu à la date proposée", a déclaré le chef de la diplomatie tunisienne.
"Ca, c'est une volonté politique. Et je suis sûr que le peuple tunisien, qui a réussi le miracle de la révolution du 14 janvier (jour de la fuite de l'ex-président Ben Ali, ndlr) est capable de relever ce défi, nonobstant les difficultés techniques ou logistiques auxquelles on aura à faire face", a-t-il insisté.
Dans un discours télévisé à la nation dimanche soir, le Premier ministre Béji Caïd Essebsi, dont le gouvernement est chargé de gérer le pays jusqu'à cette échéance électorale, a fait planer le doute sur le respect de la date prévue du 24 juillet, arguant de "lenteur" dans les travaux préparatoires.
"Le gouvernement s'est engagé en choisissant la date du 24 juillet et on tient à cette date, mais si le comité des réformes dit qu'il y a des empêchements techniques et logistiques, ce sera une autre probabilité à discuter", avait-il déclaré, avant d'ajouter:
"Il est vrai qu'il y a une lenteur dans l'étude de ce dossier, mais la Haute commission chargée de préparer ces élections cruciales (...) est autonome, et le gouvernement lui apporte seulement son soutien matériel et logistique" avait-il ajouté.
Les Tunisiens doivent élire une Assemblée constituante, qui aura la tâche d'adopter une nouvelle constitution et de préparer de nouvelles élections.
Alors que des scènes de pillages et de désordre dans les banlieues de Tunis et certaines villes de province se sont multipliées ces derniers jours, le chef de la diplomatie s'est voulu rassurant: "La démocratie ne se fait pas en quelques semaines, en quelques mois", a dit M. Kefi, tout en disant convaincu de la capacité de son pays à mener à bien sa transition démocratique.
Interrogé sur les difficultés économiques et sociales auxquelles sont confrontées le pays et qui pourraient favoriser un vote islamiste, le ministre s'est à nouveau voulu confiant.
"Les islamistes ont été utilisés comme épouvantail pendant des années" par le régime Ben Ali pour empêcher la transition démocratique, a-t-il rappelé. "Est-ce qu'aujourd'hui la situation sociale difficile va favoriser l'émergence des islamistes? Je ne le pense pas".
"La société tunisienne a tous les ingrédients pour réussir sa transition, y compris avec les islamistes (...) qui ont compris que c'est à eux de s'adapter à la nouvelle réalité. Je suis sûr qu'ils sont conscients de ça", a-t-il ajouté.
Mouldi Kefi s'est par ailleurs félicité du fait que la Tunisie soit invitée au G8 qui se tiendra fin mai à Deauville, dans le nord-ouest de la France, et où une aide importante pourrait être annoncée pour son pays.
La France a déjà promis en avril à la Tunisie une aide de 350 millions d'euros sur la période 2011-2012.
Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mouldi Kefi, a affirmé mardi à Paris que "la volonté du gouvernement" était que "les élections aient lieu à la date proposée", le 24 juillet prochain, dans un entretien à la chaîne France 24."La volonté du gouvernement, la volonté du président par intérim, la volonté du Premier ministre, est que ces élections aient lieu à la date proposée", a déclaré le chef de la diplomatie tunisienne."Ca, c'est une volonté politique. Et je suis sûr que le peuple tunisien, qui a réussi le miracle de la révolution du 14 janvier (jour de la fuite de l'ex-président Ben Ali, ndlr) est capable de relever ce défi, nonobstant les difficultés techniques ou logistiques auxquelles on aura à faire face", a-t-il insisté.Dans un discours télévisé à la nation dimanche soir, le Premier...